Mercredi 8 avril 2009 3 08 /04 /2009 10:21


La Commission pontificale Ecclesia Dei est intervenue dernièrement aux Philippines afin de rappeler à l'ordre le Cardinal Gaudencio Rosales, archevêque de Manille, qui avait édicté des normes d'application trop restrictives du Motu Proprio Summorum Pontificum.


(Son Éminence, le Cardinal Gaudencio Rosales, archevêque de Manille)



« Le président de la Commission Ecclesia Dei a réprimandé l’archevêque de Manille, le Cardinal Gaudencio Rosales, pour avoir soumis l’usage de la Messe tridentine à « des conditions trop restrictives », disant qu’elles étaient « en parfaite contradiction » avec la volonté du Pape Benoît XVI.

"En l’état, vos directives épiscopales sont tout simplement inacceptables et je vous demande de les reconsidérer", a dit le président de la Commission Ecclesia Dei, le Cardinal Dario Castrillón Hoyos, dans une lettre datée du 6 mars 2009 et rapportée par The Tablet cette semaine. Elle dit que « les directives n’autorisant seulement qu’une messe mensuelle dans une chapelle de la cathédrale métropolitaine » sont en violation des normes établies par le Motu Proprio Summorum Pontificum promulgué par le Pape Benoît XVI en 2007 pour répandre l’usage de la Messe tridentine. Le Cardinal Castrillón Hoyos affirmait que le décret papal faisait « partie de la loi universelle de l’Église » et qu’elle ne pouvait être limitée par la « loi particulière » d’un évêque diocésain.

"Il n’y a absolument aucune raison que cette Messe ne puisse pas et ne doive pas être célébrée dans quelque église ou chapelle de votre archidiocèse", a dit le Cardinal Castrillón Hoyos dans sa lettre à l’archevêque de Manille.

Il insistait pour que le Cardinal Rosales promeuve de manière active l’application du Motu Proprio en « aidant les prêtres désireux d’apprendre à célébrer » l’ancien rite de la Messe qui exige que les prêtres soient « raisonnablement compétents en latin » et qu’il y aient des fidèles qui désirent assister à sa célébration. L’année dernière, l’archidiocèse de Manille avait publié sur son site des directives sur la Messe tridentine. Mais elles avaient été rapidement retirées à la suite d’une plainte auprès de Rome des partisans de l’ancien rite. »



Source :
http://www.unavoce.fr/content/view/1194/184/ 



Par Le traditionnel - Publié dans : Summorum Pontificum dans le monde
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Vendredi 3 avril 2009 5 03 /04 /2009 23:06


Le père Claude Lacaille, p.m.é., de Trois-Rivières, au Québec, s'oppose ouvertement et radicalement au Pape Benoît XVI sur des questions comme : le sacerdoce des femmes, l'avortement, l'euthanasie, le préservatif, l'oecuménisme, la théologie de la libération et la Messe tridentine. Associé à des groupuscules progressistes et anti-romains (comme le réseau "Culture-et-Foi" et "Golias") ou encore à des mouvements marxistes (comme "Presse-toi à gauche"), le père Lacaille, prêtre et bibliste, réclame la fin de l'État du Vatican, une réforme de la curie romaine et l'abolition des nonciatures apostoliques.

Son évêque, Mgr Martin Veillette, président de l'Assemblée des évêques du Québec, le remettra-t-il à sa place ?






Voici un texte abominable que le père Lacaille a publié dans le journal Le Devoir le vendredi 3 avril 2009 :



« La barque de Pierre aux mains de pirates vêtus de pourpre


Le gouvernement de l'Église catholique vit une crise profonde. Le pape Ratzinger se révèle un pilote malhabile et des voix s'élèvent pour demander sa démission. Jamais, depuis la réforme protestante, la révolte n'avait été exprimée de façon si ouverte et si radicale par les chrétiens de tous âges. La vague d'apostasies qui frappe de nombreuses églises dans le monde en est un indice. Certains quittent avec fracas.

Les médias sont accusés de mauvaise foi, d'avoir cité le pape hors contexte; on rejette aussi le blâme sur les proches collaborateurs du pape, les pointant comme les responsables de ces bévues. Pourtant, Benoît XVI n'est pas une victime de la curie romaine; il en a fait partie depuis 1981 et en a fortifié le pouvoir alors qu'il débusquait les erreurs et réduisait au silence théologiens, prêtres, évêques: Jacques Gaillot, Hans Küng, Edward Schillebeeckx o.p., Charles Curran, Robert Haihgt s.j., Andrew Fox, Eugen Drewermann, Matthew Fox, o.p., Tissa Balasuriya o.m.i., Josef Imbach, Thomas J. Reese s.j., rédacteur de la revue jésuite America, Jacques Dupuis s.j. et une grande partie des théologiens de la libération comme Leonardo Boff o.f.m., Jon Sobrino s.j. et Ivone Gebara.


Des irritants

L'exclusion et la marginalisation des femmes est un irritant majeur. Alors que rien dans la Bible ne s'oppose à l'ordination des femmes, celles-ci sont exclues du sacerdoce, de l'épiscopat et de la papauté et des postes de responsabilité ecclésiale, sous prétexte que Jésus ne peut être représenté que par des hommes. Benoît XVI interdit formellement de débattre ce sujet et en fait une vérité intouchable.

Durant la visite du pape au Brésil, les autochtones des Amériques ont réagi avec colère à ses propos à savoir que les «Indiens» espéraient silencieusement le Christ à l'arrivée des Européens. Sûrement que le pape ignore que les représentants de l'Église catholique de ce temps-là, sauf d'honorables exceptions, furent complices, en collusion, et bénéficiaires d'un des génocides les plus horribles dont l'humanité a pu être témoin. Plus de 70 millions de morts... Tout cela, ils l'ont fait sur le présupposé philosophique et théologique que nos ancêtres «n'avaient pas d'âme».

Le pape Ratzinger refuse aussi le pluralisme religieux. Il ne considère pas les autres confessions chrétiennes comme de véritables églises, ce qui brouille les relations oecuméniques. À Ratisbonne, les musulmans ont été offensés lorsqu'il a cité un texte ancien qui parlait de Mahomet comme quelqu'un qui n'a professé «que des choses méchantes et inhumaines». En réintroduisant la messe en latin, il a ramené une prière pour la «conversion des juifs» dans la liturgie du vendredi de la Passion, ce qui a provoqué des protestations. En levant l'excommunication de quatre évêques intégristes qui professent l'antisémitisme, l'indignation a atteint un paroxysme dans le monde juif.


Plus récemment

Des événements récents ont mis le feu aux poudres: d'abord Benoît XVI, couplé au président italien Berlusconi, a condamné le débranchement d'Eluana, une jeune femme dans un état végétatif sous respirateur depuis 17 ans et alimentée par voie intraveineuse, comme s'il s'agissait d'un meurtre. Cette insensibilité s'est aussi affirmée sur le plan international alors que le Saint-Siège s'est opposé à la proposition de la France devant les Nations unies de décriminaliser complètement l'homosexualité dans le monde, puisque dans huit pays encore l'homosexualité est punie de mort.

L'excommunication de la maman et de l'équipe médicale qui a procédé à l'interruption de grossesse d'une fillette de neuf ans au Brésil a mis en évidence un fait trop présent dans l'Église catholique: l'insensibilité, le manque de compassion et de gros bon sens, et la manie d'asséner des lois et des dogmes sur la tête des gens.

En Afrique, où il a affirmé que «l'on ne peut vaincre le sida avec la distribution de préservatifs; au contraire, cela augmente le problème», le pape entrait en contradiction avec les efforts surhumains des scientifiques et humanitaires qui luttent contre cette pandémie qui tue des millions d'Africaines et d'Africains.


Cela doit changer

Des réformes profondes s'imposent. L'Église catholique a été séquestrée et détournée par la curie romaine depuis déjà trop longtemps. La barque de Pierre est aux mains de pirates vêtus de pourpre. «La curie moderne est une machinerie gigantesque, improductive et inutile. Il y a 35 cardinaux à Rome. Ils sont divisés en groupes antagoniques, et ils se consacrent à conspirer et à se chercher des complices dans les corridors», confie Filippo di Giacomo, prêtre, journaliste et juge ecclésiastique à Rome.

Le pape doit être libéré du Vatican et ne plus être le chef d'un État symbolique de 0,44 km2 ni se faire représenter dans tous les pays du monde par des ambassadeurs auprès des gouvernements. Les nonces apostoliques ne sont pas des pasteurs, mais des fonctionnaires avec un trop grand pouvoir. Ils présentent les candidats à l'épiscopat à Rome; neuf des 19 évêques québécois seront nommés dans les deux prochaines années sans consultation des communautés concernées. Le nonce à Ottawa procédera dans le plus grand secret avec l'accord du Vatican. C'est inacceptable.

Il faut redonner aux évêques, uniques successeurs des apôtres, leur rôle de dirigeants des églises locales et assumer collégialement la gouvernance de l'Église universelle avec le pape. Nous ne voulons plus d'une Église pyramidale, autoritaire et machiste qui exclut et excommunie; nous voulons que le message de Jésus soit vécu et traduit dans les grandes causes de la justice et de la paix, des droits humains dans la société et dans l'Église, en dialogue avec les hommes et femmes de partout, croyants ou non. Nous voulons une Église fraternelle, ouverte et accueillante, une Église samaritaine disposée à donner la vie pour que l'humanité et la planète vivent pleinement. Nous voulons une Église où il fait bon penser et chercher la vérité librement, sans l'omerta qui prévaut actuellement. Nous voulons une Église qui aime le monde à la folie, comme Jésus nous l'a enseigné. »



Source :
http://www.ledevoir.com/2009/04/03/243449.html 



Vous pouvez communiquer avec le père Claude Lacaille à l'adresse suivante :
claudelacaille@cgocable.ca 



Par Le traditionnel - Publié dans : Débats et polémiques
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Lundi 30 mars 2009 1 30 /03 /2009 05:55


Dans plusieurs milieux pastoraux, trop de préjugés existent au sujet des fidèles de la Tradition : incapacité d'adaptation, repli identitaire, passéisme, etc. Voici donc un reportage sur les séminaristes traditionnels de l'Institut du Bon-Pasteur qui, au cours de leur formation, doivent faire un stage à Rome et s'intégrer à la vie paroissiale d'aujourd'hui :




 





Touchés par la Messe traditionnelle, ces séminaristes vivent leur foi au rythme de la « forme extraordinaire » du rite romain dans le monde de ce temps et ce, dans la plus parfaite fidélité au Pape et à l'Église. 



Source : KTO




Par Le traditionnel - Publié dans : Summorum Pontificum dans le monde
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Mercredi 18 mars 2009 3 18 /03 /2009 21:05


Le 16 mars 2009, le Pape Benoît XVI a prononcé un discours important pour la vie des paroisses d'aujourd'hui en évoquant le rôle du prêtre et les structures paroissiales. Il est revenu sur l'importance d'une formation sacerdotale en lien avec la Tradition, sur la réception correcte de Vatican II, et sur l'obligation du signe distinctif.


[ « Le prêtre doit porter un habit ecclésiastique digne (...) Cela signifie que, lorsque l'habit n'est pas la soutane, il doit être différent de la manière de se vêtir des laïcs, et conforme à la dignité et la sacralité du ministère (...) Sauf des situations exceptionnelles, ne pas utilser l'habit ecclésiastique peut manifester chez le clerc un faible sens de son identité de pasteur entièrement disponible au service de l'Église » (Congrégation pour le Clergé, Directoire pour le ministère et la vie des prêtres, le 31 janvier 1994) ]



« À la veille de son départ pour son premier Voyage apostolique en Afrique, le Pape Benoît XVI a reçu en audience, le 16 mars, les membres de la Congrégation pour le Clergé. À cette occasion, le Saint-Père a rappelé que la mission du prêtre dans l'Église revêtait une dimension ecclésiale, de communion, hiérarchique et doctrinale, absolument indispensable à toute mission authentique. Le Pape Benoît XVI a aussi insisté sur l'importance de la formation des prêtres: "la mission du prêtre a ses racines, de manière spéciale, dans une bonne formation, réalisée en communion avec la Tradition ininterrompue de l'Église, sans coupures ni tentations de discontinuité. Dans ce sens, il est important de favoriser chez les prêtres, et surtout chez les jeunes générations, une réception correcte des textes du Concile oecuménique Vatican II, interprétés à la lumière de tout le bagage doctrinal de l'Église. Elle est urgente la récupération de cette conscience qui pousse les prêtres à être présents, indentifiables et reconnaissables, et par leur jugement de foi, et par les vertus personnelles, mais aussi par l'habit, dans les milieux de la culture et de la charité, qui sont depuis toujours au coeur de la Mission de l'Église".


Enfin, le Saint-Père a rappelé qu'il est nécessaire de veiller à ce que les "nouvelles structures" ou organisations pastorales ne soient pas pensées pour une situation dans laquelle on imagine pouvoir se passer du ministère ordonné, en partant d'une interprétation erronée de la juste promotion des laïcs. Si tel était le cas, on poserait les bases d'une nouvelle dilution du sacerdoce ministériel puisque les solutions imaginées finiraient par être les causes réelles de la pénurie des prêtres ou de la façon erronée de vivre le sacerdoce ministériel. »



Source : http://pagesperso-orange.fr/proliturgia/Informations.htm 



Par Le traditionnel - Publié dans : La réforme de la réforme
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Mardi 17 mars 2009 2 17 /03 /2009 08:02

Suite à la Lettre du Pape Benoît XVI aux évêques et de l'affaire de l'excommunication au Brésil, le Cardinal Ouellet a écrit cette lettre à ses diocésains :



(Son Éminence, le Cardinal Marc Ouellet,
 archevêque de Québec et Primat du Canada)


 

« Chers diocésains et diocésaines, le Pape Benoît XVI vient d’adresser une lettre à tous les évêques du monde pour clarifier les circonstances et la portée de la levée de l’excommunication des quatre évêques ordonnés il y a 20 ans par Mgr Marcel Lefebvre sans l’autorisation du Saint-Siège. Dans ce message ferme, empreint de souffrance et de tristesse, le Saint-Père reconnaît deux erreurs qui ont obscurci le sens de cette initiative sincère de réconciliation et de dialogue : d’une part le manque d’information concernant le passé négationniste de l’évêque Williamson et d’autre part l’explication insuffisante de la portée d’un tel geste au moment de sa publication. Malgré ces limites qui ont occasionné des critiques multiples et douloureuses, dont certaines furent injustes et malveillantes, Benoît XVI maintient le bien-fondé de son initiative de réconciliation à l’égard des lefebvristes, dans le cadre des grands objectifs oecuméniques de son pontificat.

En adressant cette lettre aux fidèles de mon diocèse, je tiens à exprimer au Saint-Père mon accord plénier et reconnaissant avec sa mise au point et son initiative. J’y vois un témoignage d’humilité émouvant et un appel courageux à l’engagement de tous pour l’unité. Puissions-nous relire et méditer son appel à l’unité avec la même humilité, et bien accueillir la recommandation qu’il nous fait en citant la Lettre de saint Paul aux Galates : «Toute la loi atteint sa perfection dans un seul commandement, et le voici : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Si vous vous mordez et vous dévorez les uns les autres, prenez garde : vous allez vous détruire les uns les autres!» (Ga 5, 14-15).
 
 
Un deuxième motif m’incite à vous écrire, chers diocésaines et diocésains, à la suite des échos que j’ai reçus du drame de la fillette brésilienne violée par son beau-père et dont le recours à l’avortement a été publiquement dénoncé et sanctionné par l’autorité diocésaine. Je comprends les sentiments d’incompréhension, d’indignation et de révolte qu’ont éprouvés beaucoup de gens, et les femmes en particulier, à la nouvelle de la mesure d’excommunication qui frappait les personnes impliquées.

J’éprouve une grande tristesse en pensant au cas extrême de cette fillette qui aurait dû être traité d’une façon plus humaine et plus évangélique. Permettez-moi de traduire ici l’intervention du Président de l’Académie pontificale pour la vie, Mgr Rino Fisichella, qui a été publiée intégralement sur la première page du Quotidien du Vatican, l’Osservatore Romano, hier 15 mars : «Carmen (nom fictif) devait être d’abord défendue, embrassée et caressée avec douceur pour lui faire sentir que nous étions tous avec elle ; tous, sans aucune exception. Avant de penser à l’excommunication, il était nécessaire et urgent de sauvegarder sa vie innocente et de la reporter à un niveau d’humanité dont nous, hommes d’Église, devrions être des experts annonciateurs et des maîtres. Il n’en fut pas ainsi, et malheureusement, la crédibilité de notre enseignement en souffre parce qu’il apparaît aux yeux d’un grand nombre comme insensible, incompréhensible et privé de miséricorde».

Je salue avec soulagement et gratitude cette intervention pastorale d’une autorité compétente qui invite à la compréhension des circonstances extrêmes entourant ce cas et à une attitude de respect et de miséricorde à l’égard des personnes impliquées. J’invite toutes les personnes de bonne volonté à lire attentivement la déclaration de Mgr Fisichella pour mieux comprendre l’attitude pastorale de l’Église, de même que son enseignement constant touchant le respect de la vie humaine depuis le moment de sa conception jusqu’à sa mort naturelle.

Puisse le temps du carême, propice à la prière et à la conversion, nous faire réfléchir sur les cas tragiques de violence familiale qui ont bouleversé notre société depuis quelques mois. Que l’Esprit du Seigneur nous aide à compatir de façon concrète à la souffrance des femmes qui, pour une raison ou pour une autre, ont vécu le drame de l’avortement et pour celles qui ont été victimes de viol. Qu’Il renouvelle aussi notre appréciation et notre engagement pour la valeur inestimable de la vie humaine dans un monde qui a besoin de notre témoignage d’amour et de miséricorde.

J’invite tous les fidèles à prier pour le Pape et pour son ministère qui est de confirmer ses frères et soeurs dans la foi, et je souhaite à tous et toutes de vivre cette montée vers Pâques dans l’espérance de l’unité et la consolation de la Paix qui vient du Christ ressuscité.
 
Marc Cardinal Ouellet, Archevêque de Québec »
 

Source:
Par Le traditionnel - Publié dans : Levée des excommunications
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Mardi 17 mars 2009 2 17 /03 /2009 07:49

 


Voici la lettre que le Pape Benoît XVI a adressée à tous les évêques de l'Église catholique suite à la levée de l'excommunication des 4 évêques de la FSSPX :


(Sa Sainteté le Pape Benoît XVI)



« LETTRE DE SA SAINTETÉ BENOÎT XVI
AUX ÉVÊQUES DE L’ÉGLISE CATHOLIQUE
AU SUJET DE LA LEVÉE DE L'EXCOMMUNICATION
DES QUATRE ÉVÊQUES CONSACRÉS PAR MGR LEFEBVRE

 

Chers Confrères dans le ministère épiscopal !


La levée de l’excommunication des quatre Évêques, consacrés en 1988 par Mgr Lefebvre sans mandat du Saint-Siège, a suscité, pour de multiples raisons, au sein et en dehors de l’Église catholique une discussion d’une véhémence telle qu’on n’en avait plus connue depuis très longtemps. Cet événement, survenu à l’improviste et difficile à situer positivement dans les questions et dans les tâches de l’Église d’aujourd’hui, a laissé perplexes de nombreux Évêques. Même si beaucoup d’Évêques et de fidèles étaient disposés, à priori, à considérer positivement la disposition du Pape à la réconciliation, néanmoins la question de l’opportunité d’un tel geste face aux vraies urgences d’une vie de foi à notre époque s’y opposait. Inversement, certains groupes accusaient ouvertement le Pape de vouloir revenir en arrière, au temps d’avant le Concile : d’où le déchaînement d’un flot de protestations, dont l’amertume révélait des blessures remontant au-delà de l’instant présent. C’est pourquoi je suis amené, chers Confrères, à vous fournir quelques éclaircissements, qui doivent aider à comprendre les intentions qui m’ont guidé moi-même ainsi que les organes compétents du Saint-Siège à faire ce pas. J’espère contribuer ainsi à la paix dans l’Église.


Le fait que le cas Williamson se soit superposé à la levée de l’excommunication a été pour moi un incident fâcheux imprévisible. Le geste discret de miséricorde envers quatre Évêques, ordonnés validement mais non légitimement, est apparu tout à coup comme totalement différent : comme le démenti de la réconciliation entre chrétiens et juifs, et donc comme la révocation de ce que le Concile avait clarifié en cette matière pour le cheminement de l’Église. Une invitation à la réconciliation avec un groupe ecclésial impliqué dans un processus de séparation se transforma ainsi en son contraire : un apparent retour en arrière par rapport à tous les pas de réconciliation entre chrétiens et juifs faits à partir du Concile – pas dont le partage et la promotion avaient été dès le début un objectif de mon travail théologique personnel. Que cette superposition de deux processus opposés soit advenue et qu’elle ait troublé un moment la paix entre chrétiens et juifs ainsi que la paix à l’intérieur de l’Église, est une chose que je ne peux que déplorer profondément. Il m’a été dit que suivre avec attention les informations auxquelles on peut accéder par internet aurait permis d’avoir rapidement connaissance du problème. J’en tire la leçon qu’à l’avenir au Saint-Siège nous devrons prêter davantage attention à cette source d’informations. J’ai été peiné du fait que même des catholiques, qui au fond auraient pu mieux savoir ce qu’il en était, aient pensé devoir m’offenser avec une hostilité prête à se manifester. C’est justement pour cela que je remercie d’autant plus les amis juifs qui ont aidé à dissiper rapidement le malentendu et à rétablir l’atmosphère d’amitié et de confiance, qui – comme du temps du Pape Jean-Paul II – comme aussi durant toute la période de mon pontificat a existé et, grâce à Dieu, continue à exister.


Une autre erreur, qui m’attriste sincèrement, réside dans le fait que la portée et les limites de la mesure du 21 janvier 2009 n’ont pas été commentées de façon suffisamment claire au moment de sa publication. L’excommunication touche des personnes, non des institutions. Une ordination épiscopale sans le mandat pontifical signifie le danger d’un schisme, parce qu’elle remet en question l’unité du collège épiscopal avec le Pape. C’est pourquoi l’Église doit réagir par la punition la plus dure, l’excommunication, dans le but d’appeler les personnes punies de cette façon au repentir et au retour à l’unité. Vingt ans après les ordinations, cet objectif n’a malheureusement pas encore été atteint. La levée de l’excommunication vise le même but auquel sert la punition : inviter encore une fois les quatre Évêques au retour. Ce geste était possible une fois que les intéressés avaient exprimé leur reconnaissance de principe du Pape et de son autorité de Pasteur, bien qu’avec des réserves en matière d’obéissance à son autorité doctrinale et à celle du Concile. Je reviens par là à la distinction entre personne et institution. La levée de l’excommunication était une mesure dans le domaine de la discipline ecclésiastique : les personnes étaient libérées du poids de conscience que constitue la punition ecclésiastique la plus grave. Il faut distinguer ce niveau disciplinaire du domaine doctrinal. Le fait que la Fraternité Saint-Pie X n’ait pas de position canonique dans l’Église, ne se base pas en fin de comptes sur des raisons disciplinaires mais doctrinales. Tant que la Fraternité n’a pas une position canonique dans l’Église, ses ministres non plus n’exercent pas de ministères légitimes dans l’Église. Il faut ensuite distinguer entre le niveau disciplinaire, qui concerne les personnes en tant que telles, et le niveau doctrinal où sont en question le ministère et l’institution. Pour le préciser encore une fois : tant que les questions concernant la doctrine ne sont pas éclaircies, la Fraternité n’a aucun statut canonique dans l’Église, et ses ministres – même s’ils ont été libérés de la punition ecclésiastique – n’exercent de façon légitime aucun ministère dans l’Église.


À la lumière de cette situation, j’ai l’intention de rattacher à l’avenir la Commission pontificale " Ecclesia Dei " – institution compétente, depuis 1988, pour les communautés et les personnes qui, provenant de la Fraternité Saint-Pie X ou de regroupements semblables, veulent revenir à la pleine communion avec le Pape – à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. Il devient clair ainsi que les problèmes qui doivent être traités à présent sont de nature essentiellement doctrinale et regardent surtout l’acceptation du Concile Vatican II et du magistère post-conciliaire des Papes. Les organismes collégiaux avec lesquels la Congrégation étudie les questions qui se présentent (spécialement la réunion habituelle des Cardinaux le mercredi et l’Assemblé plénière annuelle ou biennale) garantissent l’engagement des Préfets des diverses Congrégations romaines et des représentants de l’Épiscopat mondial dans les décisions à prendre. On ne peut geler l’autorité magistérielle de l’Église à l’année 1962 – ceci doit être bien clair pour la Fraternité. Cependant, à certains de ceux qui se proclament comme de grands défenseurs du Concile, il doit aussi être rappelé que Vatican II renferme l’entière histoire doctrinale de l’Église. Celui qui veut obéir au Concile, doit accepter la foi professée au cours des siècles et il ne peut couper les racines dont l’arbre vit.


J’espère, chers Confrères, qu’ainsi a été éclaircie la signification positive ainsi que les limites de la mesure du 21 janvier 2009. Cependant demeure à présent la question : cette mesure était-elle nécessaire ? Constituait-elle vraiment une priorité ? N’y a-t-il pas des choses beaucoup plus importantes ? Il y a certainement des choses plus importantes et plus urgentes. Je pense avoir souligné les priorités de mon Pontificat dans les discours que j’ai prononcés à son début. Ce que j’ai dit alors demeure de façon inaltérée ma ligne directive. La première priorité pour le Successeur de Pierre a été fixée sans équivoque par le Seigneur au Cénacle : « Toi… affermis tes frères » (Lc 22, 32). Pierre lui-même a formulé de façon nouvelle cette priorité dans sa première Lettre : « Vous devez toujours être prêts à vous expliquer devant tous ceux qui vous demandent de rendre compte de l’espérance qui est en vous » (I P 3, 15). À notre époque où dans de vastes régions de la terre la foi risque de s’éteindre comme une flamme qui ne trouve plus à s’alimenter, la priorité qui prédomine est de rendre Dieu présent dans ce monde et d’ouvrir aux hommes l’accès à Dieu. Non pas à un dieu quelconque, mais à ce Dieu qui a parlé sur le Sinaï ; à ce Dieu dont nous reconnaissons le visage dans l’amour poussé jusqu’au bout (cf. Jn 13, 1) – en Jésus Christ crucifié et ressuscité. En ce moment de notre histoire, le vrai problème est que Dieu disparaît de l’horizon des hommes et que tandis que s’éteint la lumière provenant de Dieu, l’humanité manque d’orientation, et les effets destructeurs s’en manifestent toujours plus en son sein.


Conduire les hommes vers Dieu, vers le Dieu qui parle dans la Bible : c’est la priorité suprême et fondamentale de l’Église et du Successeur de Pierre aujourd’hui. D’où découle, comme conséquence logique, que nous devons avoir à cœur l’unité des croyants. En effet, leur discorde, leur opposition interne met en doute la crédibilité de ce qu’ils disent de Dieu. C’est pourquoi l’effort en vue du témoignage commun de foi des chrétiens – par l’œcuménisme – est inclus dans la priorité suprême. À cela s’ajoute la nécessité que tous ceux qui croient en Dieu recherchent ensemble la paix, tentent de se rapprocher les uns des autres, pour aller ensemble, même si leurs images de Dieu sont diverses, vers la source de la Lumière – c’est là le dialogue interreligieux. Qui annonce Dieu comme Amour "jusqu’au bout" doit donner le témoignage de l’amour : se consacrer avec amour à ceux qui souffrent, repousser la haine et l’inimitié – c’est la dimension sociale de la foi chrétienne, dont j’ai parlé dans l’encyclique Deus caritas est.


Si donc l’engagement ardu pour la foi, pour l’espérance et pour l’amour dans le monde constitue en ce moment (et, dans des formes diverses, toujours) la vraie priorité pour l’Église, alors les réconciliations petites et grandes en font aussi partie. Que l’humble geste d’une main tendue soit à l’origine d’un grand tapage, devenant ainsi le contraire d’une réconciliation, est un fait dont nous devons prendre acte. Mais maintenant je demande : Était-il et est-il vraiment erroné d’aller dans ce cas aussi à la rencontre du frère qui "a quelque chose contre toi" (cf. Mt 5, 23 s.) et de chercher la réconciliation ? La société civile aussi ne doit-elle pas tenter de prévenir les radicalisations et de réintégrer – autant que possible – leurs éventuels adhérents dans les grandes forces qui façonnent la vie sociale, pour en éviter la ségrégation avec toutes ses conséquences ? Le fait de s’engager à réduire les durcissements et les rétrécissements, pour donner ainsi une place à ce qu’il y a de positif et de récupérable pour l’ensemble, peut-il être totalement erroné ? Moi-même j’ai vu, dans les années qui ont suivi 1988, que, grâce au retour de communautés auparavant séparées de Rome, leur climat interne a changé ; que le retour dans la grande et vaste Église commune a fait dépasser des positions unilatérales et a atténué des durcissements de sorte qu’ensuite en ont émergé des forces positives pour l’ensemble. Une communauté dans laquelle se trouvent 491 prêtres, 215 séminaristes, 6 séminaires, 88 écoles, 2 instituts universitaires, 117 frères, 164 sœurs et des milliers de fidèles peut-elle nous laisser totalement indifférents ? Devons-nous impassiblement les laisser aller à la dérive loin de l’Église ? Je pense par exemple aux 491 prêtres. Nous ne pouvons pas connaître l’enchevêtrement de leurs motivations. Je pense toutefois qu’ils ne se seraient pas décidés pour le sacerdoce si, à côté de différents éléments déformés et malades, il n’y avait pas eu l’amour pour le Christ et la volonté de L’annoncer et avec lui le Dieu vivant. Pouvons-nous simplement les exclure, comme représentants d’un groupe marginal radical, de la recherche de la réconciliation et de l’unité ? Qu’en sera-t-il ensuite ?


Certainement, depuis longtemps, et puis à nouveau en cette occasion concrète, nous avons entendu de la part de représentants de cette communauté beaucoup de choses discordantes – suffisance et présomption, fixation sur des unilatéralismes etc. Par amour de la vérité je dois ajouter que j’ai reçu aussi une série de témoignages émouvants de gratitude, dans lesquels était perceptible une ouverture des cœurs. Mais la grande Église ne devrait-elle pas se permettre d’être aussi généreuse, consciente de la grande envergure qu’elle possède ; consciente de la promesse qui lui a été faite ? Ne devrions-nous pas, comme de bons éducateurs, être aussi capables de ne pas prêter attention à différentes choses qui ne sont pas bonnes et nous préoccuper de sortir des étroitesses ? Et ne devrions-nous pas admettre que dans le milieu ecclésial aussi sont ressorties quelques discordances ? Parfois on a l’impression que notre société a besoin d’un groupe au moins, auquel ne réserver aucune tolérance ; contre lequel pouvoir tranquillement se lancer avec haine. Et si quelqu’un ose s’en rapprocher – dans le cas présent le Pape – il perd lui aussi le droit à la tolérance et peut lui aussi être traité avec haine sans crainte ni réserve.


Chers Confrères, durant les jours où il m’est venu à l’esprit d’écrire cette lettre, par hasard, au Séminaire romain, j’ai dû interpréter et commenter le passage de Ga 5, 13-15. J’ai noté avec surprise la rapidité avec laquelle ces phrases nous parlent du moment présent : "Que cette liberté ne soit pas un prétexte pour satisfaire votre égoïsme ; au contraire mettez-vous, par amour, au service les uns des autres. Car toute la Loi atteint sa perfection dans un seul commandement, et le voici : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Si vous vous mordez et vous dévorez les uns les autres, prenez garde : vous allez vous détruire les uns les autres !" J’ai toujours été porté à considérer cette phrase comme une des exagérations rhétoriques qui parfois se trouvent chez saint Paul. Sous certains aspects, il peut en être ainsi. Mais malheureusement ce "mordre et dévorer" existe aussi aujourd’hui dans l’Église comme expression d’une liberté mal interprétée. Est-ce une surprise que nous aussi nous ne soyons pas meilleurs que les Galates ? Que tout au moins nous soyons menacés par les mêmes tentations ? Que nous devions toujours apprendre de nouveau le juste usage de la liberté ? Et que toujours de nouveau nous devions apprendre la priorité suprême : l’amour ? Le jour où j’en ai parlé au grand Séminaire, à Rome, on célébrait la fête de la Vierge de la Confiance. De fait : Marie nous enseigne la confiance. Elle nous conduit à son Fils, auquel nous pouvons tous nous fier. Il nous guidera – même en des temps agités. Je voudrais ainsi remercier de tout cœur tous ces nombreux Évêques, qui en cette période m’ont donné des signes émouvants de confiance et d’affection et surtout m’ont assuré de leur prière. Ce remerciement vaut aussi pour tous les fidèles qui ces jours-ci m’ont donné un témoignage de leur fidélité immuable envers le Successeur de saint Pierre. Que le Seigneur nous protège tous et nous conduise sur le chemin de la paix ! C’est un souhait qui jaillit spontanément du cœur en ce début du Carême, qui est un temps liturgique particulièrement favorable à la purification intérieure et qui nous invite tous à regarder avec une espérance renouvelée vers l’objectif lumineux de Pâques.


Avec une particulière Bénédiction Apostolique, je me redis


Vôtre dans le Seigneur


BENEDICTUS PP. XVI

 

Du Vatican, le 10 mars 2009. »


Source :
http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/letters/2009/documents/
hf_ben-xvi_let_20090310_remissione-scomunica_fr.html




Par Le traditionnel - Publié dans : Levée des excommunications
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Jeudi 12 mars 2009 4 12 /03 /2009 07:11


Voici encore un reportage sur le retour de la Messe traditionnelle à Chicoutimi produit et diffusé par le canal "TVA" le 19 septembre 2008, dans lequel Mgr André Rivest, évêque de Chicoutimi, met en veilleuse le caractère irrévocable de sa décision.



 

(Reportage de "TVA")





Deux aspects du reportage retiennent notre attention. Tout d'abord, Mgr Rivest affirme ne pas être opposé à la Messe tridentine ! C'est une très bonne nouvelle. Il ne reste qu'à la mettre en pratique.

Ensuite, Mgr Rivest affirme que ce n'est pas lui qui ne veut pas de Messe tridentine, mais ... ceux qui en font la demande ! Il croit que c'est le latin et non l'ancien rituel que les gens demandent ! Voici 5 éléments de clarification que nous nous devons d'apporter :

 Premièrement, le noyau dur des 140 demandeurs se réunit tous les mercredis afin de prier et de maintenir l'espérance. Or, personne n'a été interrogé sur le sujet par les autorités diocésaines. Deuxièmement, la lettre de demande n'était pas une pétition que nous aurions fait signer à gauche et à droite, mais une preuve tangible qu'un groupe existe. Troisièmement, tant la lettre de demande que le présent blogue expriment, sans aucune ambiguïté, que c'est l'ancien rituel et non uniquement le latin qui est l'objet de notre requête. Quatrièmement, les quelques rares enfants qui ont signé la demande sont ceux des parents qui pilotent ce projet et non de purs étrangers que nous aurions rencontrés à la sortie des classes. Cinquièmement, nous avons voulu prouver la faisabilité du projet en faisant signer 7 personnes-ressources de la paroisse Sacré-Coeur : un marguillier, une personne responsable de la liturgie, un sacristain, une organiste et 3 agents de pastorale. Ces 7 individus ont eu toutes les informations justes et exactes sur le sujet et, sans être de fervents tridentinistes comme les autres signataires, ils ont tous signé librement en manifestant un enthousiasme pour la réalisation du projet. Est-ce parmi ces 7 personnes que la désertion a eu lieu, suite à des pressions ? Nous ne le savons pas et nous ne le saurons peut-être jamais. Une chose est certaine, il y a bel et bien un groupe stable à Chicoutimi et l'abbé Loddé de Québec en est un témoin. Comment se fait-il que les autorités diocésaines ont toujours décliné l'invitation de venir rencontrer les membres du groupe stable lors de ses réunions ?


Finalement, précisons que c'est en septembre 2008 que ce reportage a eu lieu. Depuis ce temps, les autorités diocésaines ont eu le temps de réfléchir. Une rumeur de plus en plus insistante au sein du clergé chicoutimien veut que Mgr Rivest pourrait, une fois la poussière retombée, autoriser la célébration de la Messe tridentine.



Par Le traditionnel - Publié dans : Le Motu Proprio à Chicoutimi
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Lundi 9 mars 2009 1 09 /03 /2009 21:58


Dans le Québec et la France d'aujourd'hui, il est pratiquement devenu impossible - même pour les prêtres fidèles à Rome - de célébrer l'Eucharistie dans le respect total des normes du Missel romain de Paul VI. Avec le pernicieux esprit démocratique et la fausse conception de la collégialité qui ont imprégnés les esprits, ce sont des équipes liturgiques qui s'érigent dorénavant en magistères et en possesseurs de la liturgie. Encore une fois, l'Association Pro Liturgia met le doigt sur l'une des problématiques majeures que nos paroisses vivent :





« En bien des paroisses, il existe un radicalisme progressiste d'une rare violence. En de très nombreux lieux, des fidèles déformés par 40 ans de laisser-aller liturgique et de n'importe quoi catéchétique, n'hésitent pas à dénoncer une montée de l'intégrisme dès lors que le célébrant respecte le Missel romain.

Et si la chorale paroissiale décide de réintroduire une pièce grégorienne, c'est encore pire! Dès la fin de la messe, la sacristie sera envahie par une poignée de surexcité(e)s qui mettront le curé dans l'embarras: "Si vous recommencez, nous avertirons le Vicaire épiscopal".

Nos prêtres seraient-ils devenus les otages de cartels paroissiaux opposés au Pape ? »


Source : http://pagesperso-orange.fr/proliturgia/Informations.htm



Dans le diocèse de Chicoutimi, nous ferons une tournée des paroisses et nous rapporterons les nombreux abus qui existent et qui persistent malgré les documents romains qui sont très clairs sur ce sujet.



Par Le traditionnel - Publié dans : La réforme de la réforme
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Dimanche 8 mars 2009 7 08 /03 /2009 22:13


Au Québec, comme en France, les abus liturgiques existent toujours et continuent de contribuer à la désaffectation de nos églises et de scandaliser les fidèles. L'Association Pro Liturgia a recensé quelques abus qui se répandent et qui, à la limite, forment un nouveau rite (qui n'est plus romain) : le rite infraordinaire.


(Le rite infraordinaire, appelé également «messe des familles»
et frauduleusement «rite romain»)




Voici donc à quoi ressemble le rite infraordinaire non romain et non conforme à ce que l'Église demande et qui est encore beaucoup trop présent dans nos paroisses du Québec et de France :


« C'est dimanche: rite infraordinaire. Je ne dis pas que c'est la forme infraordinaire du rite romain qu'on trouve dans la majorité de nos paroisses. Mais c'est un rite tellement peu romain qu'il ne mérite plus ce nom. C'est le rite infraordinaire tout court. On devrait écrire les rubriques de ce rite infraordinaire.

Tout d'abord, il se caractérise par une très grande diversité et liberté qui ont surtout en commun d'être en réaction permanente au rite romain
.

La décoration du choeur de ce rite se caractérise par beaucoup de papier. Des posters, des grands slogans, des écrans, des panneaux, des banderoles, des photos, des dessins, des reportages, des bricolages,
des ballons gonflables et donc gonflés.

Ce qui se dispose sur l'autel doit à tout prix être asymétrique: des bougies (souvent une seule) sur un côté, des fleurs de l'autre. Si possible pas de croix sur l'autel. À quoi bon centrer le regard et le détourner du célébrant ? Par contre la sonorisation des papiers du célébrant est d'une importance extrême pour toute participation consciente et active à ce qu'il fait: si on peut trouver un vieux micro qui amplifie le bruit quand le prêtre s'y frotte au moment de ses mouvements, c'est le top absolu du rite infraordinaire.

À propos de papiers sur l'autel, il en faut le plus possible et de toutes sortes: chants, mots de commentaires, prières inventées, déroulement de la messe, pense-bête, intention de la messe... Le mieux c'est quand il y en a tellement que le célébrant s'y perd. Il y a des petits missels carrés jetables pour contenir éventuellement tous ces papiers.

Devant l'autel, une profusion de fleurs, ou de lumignons qu'emmènent les
enfants en procession, ou des paperasses dont j'ai parlé plus haut, pour empêcher à qui que ce soit de faire le tour de l'autel par devant, ou de se poser devant l'autel.

Pour ne pas perdre de temps au moment de l'offertoire, à moins qu'on ait prévu une procession d'offrande, c'est bien d'avoir prévu et déposé tous les calices, patènes et le linge liturgique dès avant la messe sur l'autel. Le corporal se déploie de préférence avant ou tout au début de la messe. Mélanger l'eau au vin dans le calice dès avant la messe vous fait gagner le temps de cette opération plus tard.

Le chant d'entrée, si possible un tout vieux que tout le monde connaît et braille, ou un tout nouveau, que braille l'animateur seul au micro, est en français, contre-rythmé, entraînant, simple. De préférence sans aucun rapport avec les Lectures.
Pour les grandes fêtes, les enterrements et les mariages, il est très bien vu de passer de la musique pré-enregistrée.

Si l'on peut éviter l'orgue comme instrument d'accompagnement, on l'évite. On préférera toujours un orgue électronique à un orgue à tuyaux. Le meilleur instrument d'accompagnement,
c'est la guitare, l'accordéon ou la cithare amplifiés s'il le faut. Les percussions sont un peu passées de mode, mais pour les messes avec enfants, il faut au moins les remplacer par des applaudissements, des claquement des doigts, des instruments improvisés qu'on agite...

Le prêtre en
aube-sac et étole, évite de mettre la chasuble, et surtout pas d'amict: il faut qu'il puisse afficher son orientation au niveau de son col (col romain strict ou col décontracté de polo ou de chemise à carreaux).

Il faut remplacer systématiquement le "Gloire à Dieu" et le "Je crois en Dieu" par un refrain simple qui présente un tout autre texte. Pareil pour le "Saint, saint, saint le Seigneur" et "l'Agneau de Dieu".

Les anamnèses doivent emprunter les mélodies les plus romantiques possibles, de préférence de grands opéras italiens... on y adaptera un texte.
Toute parole latine est interdite ou à éviter à tout prix dans ce rite infraordinaire. Le chant grégorien est passé dans les enceintes acoustiques... après la messe, pour meubler le bâtiment.

Le plus grand moment de ces célébrations, c'est le geste de paix juste avant la communion (laquelle est bien moins importante): le célébrant doit parcourir la nef à ce moment là et serrer un maximum de mains avec un sourire affiché. C'est un signe d'ouverture et de convivialité.

Ceux qui s'agenouillent lors de ces célébrations, ou qui insistent pour recevoir la communion dans la bouche, doivent être regardés comme des pauvres retardés qui se sont trompés de rite. Mais il faut tout faire pour les accueillir décemment, discrètement, compassionnément...

Le célébrant ne chante rien de ce qu'il devrait assurer tout seul: aucune oraison, surtout pas la préface, ni les dialogues. Mais il participe au maximum aux refrains simples avec la foule; si possible, il chante plus fort et plus faux dans son micro que l'animateur. C'est du meilleur effet. S'il est un grand musicien, il chante éventuellement les intentions de prière pénitentielle sur une mélodie toute personnelle ou improvisée dans une autre tonalité que le "Seigneur prends pitié" prévu par l'équipe liturgique... Observer la réaction de l'animateur et de celui qui accompagne égaie l'assemblée.

Les lecteurs doivent être choisis au hasard en dernière minute. Ne pas avoir peur des gens qui ne savent pas se servir d'un micro.

Il faut annoncer haut et fort toutes les pages des chants et refrains dans le livre de chant commun. À défaut, on peut les afficher sur un grand écran blanc dans le choeur. Le dernier cri, c'est d'y afficher carrément les paroles grâce à un programme d'ordinateur. C'est la "messe-karaoké".

Pour la disposition de l'autel, il faut que le tabernacle soit dans le dos du célébrant, de manière à ce que le prêtre, pendant toute la célébration, tourne le dos au Seigneur. C'est une revanche des fidèles envers le Seigneur, de toute cette période où il obligeait le célébrant de leur tourner le dos.

Le top, c'est d'installer
deux autels dans le choeur. L'ancien pour le Seigneur, et un nouveau pour le célébrant et la foule. Si le choeur est assez vaste, il est bon d'ajouter un troisième autel pour les éventuelles messes de semaine.

Le choix des lectures doit se faire dans une liberté absolue: une seule première lecture dès que l'occasion se présente. On peut prévoir d'autres textes non bibliques.

Les oraisons sont formulés librement par le célébrant, seul moyen pour être sûr qu'elles viennent vraiment du coeur. La prière eucharistique la plus libre possible, adressée un maximum aux fidèles. Pour les célébrants en manque d'inspiration, il y a les oraisons nouvelles et des prières eucharistiques pour toutes circonstances.

La tenue dans le choeur doit être la plus désinvolte possible: bras pendouillants, ou croisés. Main tenant le menton quand on est assis pour écouter les Lectures. Jamais les mains jointes en prière. Jamais à genoux. Pas de génuflexions: mieux vaut faire une "inclination profonde", en pointant bien le derrière dans la direction de ceux qui se trouvent derrière vous, quand vous croyez vraiment devoir vénérer indifféremment ou le tabernacle ou l'autel. Quand le célébrant s'assoit, il croise les jambes ou il les étire devant lui, s'adossant avec un léger mouvement de proéminence du ventre avec tout le poids de son dos sur le dossier de sa chaise. Se sentir à l'aise est le mot d'ordre.

Si vraiment on ne peut pas éviter d'avoir des enfants de choeur, il faut qu'il y ait au moins autant de filles que de garçons, et les laisser le plus désoeuvrés possible. Les fillettes doivent avoir du temps pour minauder. Pas de clochettes, pas de lavabo, pas d'agenouillement ni génuflexions. Il faut que tout le monde s'ennuie au moins autant que le célébrant qui donne l'impression de se sentir en trop.

Sauter l'embolisme après le "Notre Père" c'est possible et conseillé: ça permet d'enchaîner tout de suite "Car c'est à toi..."

À la consécration, il est bien de briser l'hostie et de montrer à l'assistance les morceaux en disant les mots "il prit le pain... le rompit..." Il serait bon d'envisager de donner tout de suite la communion en disant "prenez en mangez-en tous..." Ça ferait gagner un temps précieux.

Faire distribuer la communion par le plus de laïcs possible, de préférence par des gens peu habitués à venir à la messe. Il faut impliquer, justement, ceux qui viennent moins souvent, ou qui ont des problèmes avec les enseignements de l'Église. Il faut les familiariser...

Ne jamais oublier de dire "bonjour" à toute l'assemblée au début de la célébration et "au-revoir et bon dimanche à toutes et à tous" à la fin.

Ouf. Effectivement, ce dimanche sera bon, ne pouvant pas être pire que son obligation. »



Sources :
http://pagesperso-orange.fr/proliturgia/Informations.htm 

http://jevoro.over-blog.com/ 



Par Le traditionnel - Publié dans : La réforme de la réforme
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Samedi 7 mars 2009 6 07 /03 /2009 22:24


Une cérémonie de la tonsure a eu lieu à Rome. La cérémonie fut célébrée selon les livres liturgiques antiques et fut présidée par Mgr Marcelo Sánchez Sorondo, chancelier de l'Académie pontificale des sciences.


(Mgr Marcelo Sánchez Sorondo, chancelier de l'Académie pontificale des sciences
a présidé la cérémonie de la tonsure)




Quatre séminaristes de l'Institut du Bon-Pasteur ont reçu la tonsure en l'église de San Salvatore in Lauro, à Rome, le 28 février 2009.


(3 des ordinands à la tonsure de l'IBP)




Cette cérémonie marque l'entrée dans l'état clérical pour ces quatre séminaristes qui aspirent au sacerdoce traditionnel.


(Mgr Sorondo et les 4 ordinands à la tonsure, Messieurs les abbés : Michel Calmel, Giorgio Lenzi, Edouard Le Conte et Renaud de Cazenove)




La Tradition porte des fruits et plusieurs évêques s'en aperçoivent de plus en plus. Continuons de prier le Maître de la moisson pour qu'il envoie des ouvriers à sa vigne.



Source : http://www.seminairesaintvincent.fr/index.php?area=photos&evt=20&lang=fr 



Par Le traditionnel - Publié dans : Summorum Pontificum dans le monde
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