Le Cardinal Ouellet donne une église à la FSSP à Québec

Publié le par Le traditionnel


Annuntio vobis gaudium magnum :
Habemus Ecclesiam !

Oui ! Le Cardinal Marc Ouellet a donné (vendu pour 1$) à la FSSP une église où sera célébré exclusivement et quotidiennement la Messe tridentine. Les fidèles du diocèse de Québec attachés à la tradition liturgique tridentine ont donc maintenant leur lieu de culte pour eux tout seul. Son Éminence, le Cardinal Marc Ouellet, Archevêque de Québec et Primat du Canada, vient de confier la responsabilité de l'église St-Zéphirin-de-Stadacona (de la paroisse Notre-Dame-de-Roc-Amadour) à M. l'Abbé Guillaume Loddé, de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre, afin que la forme extraordinaire du rite romain soit exclusivement célébrée dans ce lieu de culte.


1-Zephirin
(L'église St-Zéphirin-de-Stadacona,
1400, avenue François-1er, Québec)


L'église St-Zéphirin est une église ayant une capacité de 300 places. Bien que devenant autonome (un peu à la manière d'une paroisse), l'église n'a pas été érigée en paroisse personnelle au sens strict. Il n'y aura ni conseil de fabrique, ni conseil pastoral. L'Abbé Guillaume Loddé, FSSP, qui était chapelain à l'église Saint-François-d'Assise (sous l'autorité de M. le curé Raymond Angers) a été nommé Recteur de l'église St-Zéphirin (ce qui lui confère sensiblement les pouvoirs d'un curé sans toutefois en porter le titre). La première Messe tridentine sera célébrée le 1er de l'An.

C’est le 10 décembre dernier, qu’a eu lieu, dans le bureau de l’Archevêque de Québec, à la maison diocésaine, la signature officielle de la convention concrétisant ainsi le transfert de l’église Saint-Zéphirin-de-Stadacona à la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre de Québec.

 

Étaient réunis pour la signature de ladite convention :  le Cardinal Marc Ouellet, Archevêque de Québec, l’Abbé Raymond Angers, curé de la paroisse N.-D.-de-Rocamadour, ainsi que l’Abbé Philip Creurer, FSSP, délégué du Supérieur Général de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre.


cardinal-20marc_ouellet.jpg
(Eminentissimum ac Reverendissimum Dominum, Dominum Marcum
Sanctae Romanae Ecclesiae Cardinalem Ouellet)




Assistaient également à cette rencontre :  Monseigneur Jacques Vézina, vicaire général, ainsi que l’Abbé Guillaume Loddé, FSSP, premier Recteur de l’église Saint-Zéphirin.


1-Abbe
(M. l'Abbé Guillaume Loddé, FSSP, Recteur de l'église St-Zéphirin-de-Stadacona,
à Québec)


L’Abbé Guillaume Loddé est né en 1975 à Orléans, en France, dans une famille catholique. Son père, très attaché à l'ancien rituel latin, a longtemps fréquenté la Fraternité Saint-Pie-X.  Le jeune Guillaume fit ses études dans sa ville natale jusqu’à l’âge de 19 ans.  Après avoir séjourné une semaine au séminaire lefebvriste de Flavigny, il entra, en septembre 1994, au séminaire de Wigratzbad, en Allemagne, administré par la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre, une fraternité pleinement reconnue par l'Église catholique romaine. Sa formation en philosophie et théologie, d’une durée de sept ans, fut interrompue par une année de service militaire.

Il fut ordonné prêtre le 15 juin 2002 par le Cardinal Dario Castrillòn Hoyos, membre de la Curie romaine et ancien président de la Commission pontificale Ecclesia Dei.

 L’Abbé Loddé a d’abord servi comme vicaire durant une année à Montmirail (Sarthe).  Il a ensuite travaillé quatre ans à Sées en Normandie (2003-2007) comme aumônier dans une école secondaire.  Après avoir passé trois mois à Niafles, il est arrivé à Québec, en septembre 2007, comme chapelain à l’église Saint-François d’Assise de Limoilou, jusqu’au 31 décembre 2009, après quoi il poursuivra son apostolat, toujours à Québec, à titre de Recteur de l’église Saint-Zéphirin de Stadacona, où la Messe tridentine en latin sera célébrée tous les jours.

Comme membre de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre, l’abbé Loddé œuvre à la sanctification des fidèles par l'application des règles liturgiques et disciplinaires traditionnelles, et ce en conformité avec les dispositions du Motu Proprio Summorum Pontificum du Pape Benoît XVI.




Sources :  
http://fssp-quebec.over-blog.org/ 


http://network.nationalpost.com/np/blogs/holy-post/default.aspx 


 

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clovis simard 23/07/2013 22:25

L'OPUS DEI-LE CHRIST EST LE SAUVEUR DE SON ÉGLISE ! NON L'HOMME ?

christianK 17/10/2011 16:20


Un modèle d'expérimentation fascinant: les Oratoriens d'Angleterre, particulièrement ceux de Londres:

http://www.bromptonoratory.com/Oratory_Home.html

Un sanctuaire très vivant ( 45,000 $ de quêtes au mois d'aout), une sorte de basilique fondée par Newman: des vocations, formes ordi et extra chaque jour, forme ordi solennelle en latin-grégorien
chaque dimanche, toutes les messes sans exception semble t il, face à l'autel, impossible pour le ptre de faire le clown, il est assis de coté au choeur, ne bloquant pas ainsi la focalisation sur
l'autel (il n'y a pas de 2e autel intermédiaire).
On note qu'avec la forme ordi de cette facon, la différence avec la tridentine est minime, sauf peut-être pour pour le canon qui est dit à voix haute. Le seul problème c'est que avec la forme ordi
on a une flexibilité qui semble permettre les pitreries de la messe à gogo, favorisant la décomposition mentale et tuant les vocations.

A surveiller, ces expériences oratoriennes...
(les oratoriens d'Oxford qui ont remplacé les jésuites là dans les ans 80, semblent sur la même voie , en plus atténué, avec un succès observable)


ChristianK 17/02/2010 21:12


Nos droits se précisent. Les Polonais ont obtenu les précisions suivantes:


"Messainlatino nous informe sur une importante et rapide réponse de Mgr Pozzo (le 20 janvier)à des questions posées le 5 janvier par des fidèles polonais.
L'information vient du site polonais "nowyruchliturgiczny" .
Ces fidèles avancent cinq questions:


1. Si dans toutes les églises d'un diocèse le triduum sacré a été célébré en forme ordinaire, et qu'il n'y a pas d'église "dédiée" à la forme extraordinaire, est-il possible de célébrer ensuite le
triduum sacré dans la forme extraordinaire dans une de ces églises avec l'accord de l'Ordinaire ? ( l'art. 2 du motu proprio on s'en souvient introduit en effet une exception : du Jeudi au Samedi
saints) .

2.Est-il possible de substituer une messe forme extra' à une messe forme ordinaire ? (dans le cas des paroisses de ces fidèles, le seul horaire libre hors messe ordinaire est de 13 à 15 heures
!)

3. Est-ce qu'un curé ou un chapelain peut célébrer en forme extra' en l'absence d'un groupe stable s'il veut faire connaître cette forme à ses fidèles ?

4. Est-il possible d'utiliser dans la forme extra' des préfaces, lectures ou calendrier de la forme ordinaire ?

5. Est-ce qu'un laïc ou un prêtre peut proclamer la lecture en langue vulgaire après que l'officiant l'eût proclamée en latin.


Réponses de Mgr Pozzo:

1- oui, si l'Ordinaire en est d'accord.

2-3- sur les points 2 et 3, "la réponse appartient au curé desservant"
Il y a là un point qui sort du cadre normatif du MP pris "à la lettre".On laisse désormais au seul jugement du desservant de paroisse (taceant episcopi) s'il doit célébrer la messe forme extra "cum
populo" avec ou sans demande d'un groupe stable !
( L'art. 2 motu proprio donnait toute liberté pour la messe "sans le peuple", il y a donc là une nouveauté offerte pour la messe "avec le peuple": la Commission pontificale a les pouvoirs pour
interpréter les textes "législatifs" et nous dit donc, c'est un ^progrès énorme, que les messes "cum populo" peuvent être célébrées en forme extra' sur la base du jugement d'un curé, même si nul ne
lui en a fait requête !)
La commission libéralise en outre la possibilité pour un curé (sans que l'évêque intervienne en quoi que ce soit) de transformer une messe d'horaire Novus Ordo en Vetus Ordo ! (l'obligation de
satisfaction du "droit" de demande d'un groupe stable par ailleurs persiste , bien entendu).

4-non, pas de substitution possible entre NOM et VOM.Donc les prêtres qui procèdent à des "mélanges ou des dosages" de la forme ordinaire sur la forme extraordinaire ne devrons plus le faire.

5- les lectures devront être proclamées par le célébrant ou le diacre, selon les rubriques. Ensuite un laïc pourra le cas échéant les traduire en langue vulgaire.

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Le plus important est ici qu'il n'y a pas besoin de demande pour que le curé ait le droit de célébrer la tridentine. Mais la question est précise: c'est simplement pour faire connaitre, donc ca ne
peut être continu sans accord des fidèles. Il est évident que l'évêque devra juger si la situation entre curé et fidèles est convenable.

De plus c'est la 1re jurisprudence depuis le rattachement d'Ecclesia Deiaux gros méchants (selon le théologien-québécois-moyen...) de la congrégation pourla doctrine de la foi. Nos droits ne
reculeront pas.


HC 04/01/2010 09:35


Je suis contente que le Cardinal Ouellet ait donné une église pour la messe tridentine. Ceux qui vont à cette messe sont certains qu'il n'y aura pas de dérapage comme on voit dans certaines
paroisses...Ils nauront pas une liturgie bousillée. Le silence de cette église favorisera le recueillement et la prière: ce qu'on n'a pas dans nos églises de notre diocèse où on a perdu le sens du
sacré, ce qui est très dommage pour la vie spirituelle.


ChristianK 03/01/2010 19:35


Il faut se souvenir que 2010 sera l'année du bilan annoncé du motu (3 ans). On pourrait en profiter pour définir le "groupe stable".

Coté latin, si on reprend la formule "habemus... cardinalem", à la suite de "ecclesiam", ca va, mais c'est un peu bizarre. Nous avons une église... et le card. Ouellet. Ou peut-ètre n'est ce pas
bizarre: une magnum gaudium dans les 2 cas.