Les Trappistes célèbrent la Messe tridentine en Allemagne

Publié le par Le traditionnel

Le 21 novembre 2008, l'abbaye cistercienne de stricte observance de Mariawald, en Allemagne, a opéré un retour remarqué à la tra­dition liturgique latine et aux observances de l'ordre en usage jusqu'en 1964. Cette renaissance des traditions litur­giques et monastiques est un signe encou­rageant qui montre que, progressivement, le Motu Proprio Summorum Pontificum s'installe et produit ses effets.


(Messe tridentine célébrée à l'abbaye de Mariawald)



L'abbaye de Mariawald est située dans le diocèse d'Aix-la-Chapelle. Elle fut fondée une pre­mière fois en 1795, puis refondée en 1861 par des trappistes alsaciens. Pendant la période du « Kulturkampf », puis pen­dant le Troisième Reich, l'abbaye sera fermée avant de renaître à chaque fois. L'abbaye fut florissante jusqu'au jour où - comme une majorité de communautés religieuses - les trappistes adoptent les réformes qui ont suivi le Concile Vatican II. S'ensuivit alors un lent dépérissement qui a fait en sorte que l'abbaye, conduite aujourd'hui par Dom Josef Vollberg, n'abrite actuellement que 14 moines.



Pourquoi un tel choix liturgique de la part de l'abbaye trappiste ? Son jeune père abbé - il est âgé de 45 ans - a noté que la réforme liturgique avait été mise en place pour faire naître une floraison plus abon­dante, notamment en terme de vocations. Qua­rante ans après, le résultat est là. Et le constat est amère. Loin de toute idéologie, Dom Josef Voll­berg a aussi constaté que les abbayes bénédic­tines françaises qui ont conservé ou qui sont revenues à la liturgie antique et aux observances traditionnelles de leur ordre, ne souffrent pas des mêmes maux. Les vocations sont là. Et ces abbayes prospèrent. D'où ce choix, pour établir ainsi en Allemagne une première tête de pont d'une vie religieuse traditionnelle, fondée sur le respect de la Règle, la liturgie traditionnelle et le chant grégorien.



Pour Dom Josef Vollberg, la décision du Pape Benoît XVI de permettre ce retour illustre aussi un autre aspect de la vision pontificale. Pour le Souverain Pontife, il semble que le renouveau de l'Église peut être stimulé très fortement par la renaissance de la vie contemplative de mode traditionnel. C'est sans doute l'une des signifi­cations de son intervention aux Bernardins à Paris et de son insistance sur la culture monas­tique.



Source : http://www.unavoce.fr/ 

et
http://www.newliturgicalmovement.org/ 



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Jonathan 15/01/2009 10:04

C'est effectivement une très bonne nouvelle. Cependant, je ne peux m'empêcher de penser que si nos communautés religieuses avaient fait le même constat que Dom Josef Voll­berg dans les années 70 ou même début 80, le Québec serait très différent aujourd'hui.

saint françois de sales 15/01/2009 09:31

Un vrai signe de renouveau!
Et si toutes les abbayes prennent modéles...?