Mgr Raymond Burke : un exemple de courage et de fidélité à Rome

Publié le par Le traditionnel

Nommé Préfet du Tribunal de la Signature Apostolique à Rome, le 27 juin 2008, Mgr Raymond Burke, né le 30 juin 1948, a marqué positivement l'archidiocèse de St. Louis (Missouri), de même que l'Église qui est aux États-Unis, en raison de son courage dans l'application du Motu Proprio Summorum Pontificum et de sa fidélité à Rome.


 (Mgr Raymond Léo Burke, ancien archevêque de St.Louis
et nouveau Préfet du Tribunal Suprême de la Signature Apostolique)



Ordonné prêtre par le Pape Paul VI en 1975, puis consacré évêque par le Pape Jean-Paul II en 1995, Mgr Raymond Burke est docteur en droit canonique de l'Université pontificale grégorienne à Rome.

Dans l’archidiocèse de St. Louis, alors qu'il en était l'archevêque, Mgr Raymond Burke a décidé que la liturgie traditionnelle serait enseignée dans le séminaire diocésain, le Kenrick-Glennon Seminary, et a confié cette tâche aux prêtres de l’Institut du Christ-Roi Souverain PrêtreI (ICRSP) qui sont en apostolat à St. Louis. Qui plus est, Mgr Burke a nommé M. l’abbé Karl W. Lenhardt, icrsp - le recteur du St. François de Sales Oratory - son délégué pour l’application du Motu Proprio dans l’archidiocèse !


Le vendredi 14 septembre 2007, jour d’entrée en application du motu proprio, l’abbé Lenhardt célébrait, dans la chapelle St. Joseph du Kenrick-Glennon Seminary, la Messe solennelle de la fête de l’Exaltation de la Sainte-Croix en présence de tous les séminaristes !


 (Messe tridentine dans la chapelle Saint-Joseph du Kenrick-Glennon Seminary, le séminaire archidiocésain de l'archidiocèse de St.Louis)


Ensuite, comme nous l’annonce la St. Louis Reviewonline, l’archevêque a reçu tous les prêtres du diocèse intéressés à célébrer selon le rite tridentin : il en est venu 30 ! S’adressant à eux, Mgr Burke leur a déclaré qu’il
« voulait offrir aux prêtres de l’archidiocèse la possibilité de se familiariser avec les intentions que le Saint-Père nous a fait connaître ».


D'ailleurs, sans attendre la date du 14 septembre, Mgr Raymond Burke, alors archevêque de St. Louis (Missouri) avait, dans son commentaire de Summorum Pontificum, pris des mesures immédiates pour faciliter l’application du Motu Proprio de Benoît XVI dans son archidiocèse.


(Mgr Raymond Burke durant une procession)


Voici quelques extraits de son remarquable commentaire : « Si d’autres demandes de célébration régulière de la forme extraordinaire du rite de la Messe se manifestent, je travaillerai avec les prêtres des paroisses à y satisfaire de manière appropriée et généreuse. Également, des cours de formation liturgique relatifs au Missel romain du Bx pape Jean XXIII seront proposés aux prêtres qui le souhaiteront. Les séminaristes du Kerrick-Glennon Seminary recevront la formation liturgique adéquate à la célébration de la Messe selon la forme extraordinaire. Leurs études de latin porteront aussi sur les textes de la forme extraordinaire ».


Les fidèles de l’archidiocèse de St. Louis, encouragés par leur archevêque, n’ont donc pas attendu le 14 septembre, pour faire la demande de nouvelles célébrations dans la forme extraordinaire – outre celles qui étaient déjà autorisées. Un très sympathique exemple vient de nous en être donné dans un article publié par le site internet de la St. Louis Review, hebdomadaire officiel de l’archidiocèse de St. Louis (
www.stlouisreview.com), par le journaliste Jean M. Schildz, sous le titre « Deux paroisses rurales s’organisent pour avoir une Messe latine cet automne ».


Ces deux paroisses, St. Joseph à Apple Creek et St. Maurus à Biehle, sont situées dans le comté de Perry, à l’est du Missouri, frontalier de l’État de l’Illinois. Ce comté de 1 254 km2 est peu peuplé : 18 132 habitants au dernier recensement. L’abbé Anthony A. Dattilo est curé de ces deux petites paroisses qui ne sont guère éloignées l’une de l’autre.


Voici le texte de l’article qui laisse bien entendre que l’initiative de cette Messe dans la forme extraordinaire, vient des paroissiens et de leur curé, sans que l’archevêque ait été préalablement consulté. Nous sommes là très exactement dans la lettre et l’esprit de Summorum Pontificum :


« La paroisse St. Joseph d’Apple Creek et sa paroisse sœur de St. Maurus à Biehle ont le projet de célébrer régulièrement, chaque semaine, une Messe tridentine dès cet automne.

Une Messe latine dominicale à 11 h 15 sera célébrée par rotation dans ces deux paroisses du comté de Perry, un mois chez l’une, un mois chez l’autre. La première Messe latine doit se dérouler le 4 novembre en l’église St. Maurus.

L’abbé Anthony A . Datillo, curé de ces deux paroisses, célèbrera la Messe. Elle a été incluse à la demande de paroissiens a-t-il déclaré cette semaine à
The Review.

Sa décision d’ajouter cette Messe a rencontré « une réponse très positive » a-t-il déclaré.

L’abbé Datillo signale le grand intérêt manifesté par ces deux paroisses à avoir une célébration de la Messe selon le Missel de 1962. Des paroissiens, a-t-il déclaré ont demandé que la Messe latine soit célébrée avant même la promulgation, le mois dernier, de la lettre apostolique du pape Benoît XVI Summorum Pontificum qui autorise un plus grand usage de la Messe tridentine.

Les prêtres qui souhaitent célébrer la Masse tridentine n’ont plus besoin d’obtenir l’autorisation de leur évêque, selon la déclaration du Pape.

L’abbé Datillo a déclaré qu’il avait, ainsi que ses paroissiens, prié à cette fin. « Je considère cela comme important. C’est une tradition liturgique de l’Église qui est belle et sacrée, et je crois que beaucoup de gens ont prié pour cela. Ce n’est pas quelque chose qui est tombé du ciel. Mais je pensais que je serais un vieillard avant que cela arrive. Le Pape l’a voulu ».

La célébration régulière de la Messe latine dans l’archidiocèse, à laquelle pouvaient assister ses paroissiens, se tenait à l’oratoire St. Francis of Sales
[ministère de l’Institut du Christ-Roi Souverain Prêtre] dans le sud de St. Louis.

Une Messe tridentine hebdomadaire dans le comté de Perry n’avait pas été célébrée depuis de nombreuses années. Les paroisses St. Joseph et St. Maurus font partie du doyenné de Ste. Genevieve de l’archidiocèse, qui comprend les territoires les plus méridionaux de l’archidiocèse.

La Messe latine dans ces deux églises sera célébrée en plus des messes dominicales ordinaires. « La Messe en anglais, ou nouvel ordo de la Messe, demeurera sans changement. Nous ajoutons une Messe, nous n’en supprimons ou n’en modifions aucune » souligne l’abbé Dattilo.

La forme ordinaire du rite romain continuera à être célébrée tous les dimanches : à 7 h 30 à Apple Creek et à 9 h 30 à Biehle.

L’abbé Dattilo déclare qu’il aime la Messe dans ses deux rites, en anglais et en latin. Il voit la valeur des deux. Les deux co-existent, dit-il. « Les gens veulent les deux ».

Ce qui l’a attiré vers le rite latin c’est « le grand respect qu’on y trouve.
Tout y est tellement dirigé vers Dieu. Pour autant que je sache, cela pourrait se faire en n’importe quelle langue ». Il apprécie aussi le silence pendant la Messe, ajoutant « qu’on y rencontre le mystère de la foi ».

Il aime la forme ordinaire de la Messe à cause des chants, de la participation de l’assemblée et parce qu’elle est dite en anglais « pour des gens qui ne comprennent pas le latin ou qui n’éprouvent aucune affinité à son endroit ».

Un Comité pour la Messe traditionnelle a été créé par l’abbé Datillo afin de l’aider à l’introduction de la Messe latine. Les membres en sont Charlie Malawey de St. Maurus et Lloyd Connour de St. Joseph.

Le prêtre, âgé de 45 ans, avoue qu’il va lui falloir « réviser sa Messe », comme il l’a confié dans un récent bulletin paroissial. L’abbé Datillo dit qu’il avait appris des
parties de la Messe voici bien longtemps, et que désormais il va devoir la réapprendre. Ordonné en 1990, c’est alors qu’il était encore séminariste qu’il assista à sa première Messe tridentine à St. Agatha dans le sud de la ville de St. Louis. La Messe était célébrée par Monseigneur Bernard E. Granich. « C’était la première fois que je voyais quelqu’un célébrer la Messe tridentine. C’était très beau » se souvient-il.

L’abbé Dattilo à le projet de se former à ce rite et il a découvert des ressources très utiles sur internet.

Des missels et des manuels pour servants de Messe ont été achetés chez
Ecclesia Dei de Chicago pour leur permettre de se former. On apprend, dans ces derniers, comment, par exemple, prononcer phonétiquement les prières en latin. À St. Maurus, c’est un paroissien qui avait servi la Messe latine dans sa jeunesse, qui va aider à cette formation. Une autre paroissienne de St. Maurus s’est portée volontaire pour être chantre. L’abbé Dattilo espère que, des deux paroisses, d’autres la rejoindront pour constituer un chœur.

Les deux églises paroissiales sont adaptées à la Messe latine, ajoute-t-il, « car ce sont des églises à l’ancienne ». Très peu de changements seront nécessaire, dit-il ».


(Mgr Raymond Burke (assis) est reconnu pour avoir contribué au développement de la liturgie traditionnelle aux États-Unis)


Durant son ministère d'archevêque à St.Louis, Mgr Raymond Burke a été un pasteur qui a suscité de nombreuses vocations sacerdotales, au point où son archidiocèse a battu des records d'ordinations. À son arrivé à son nouveau siège épiscopal en 2004, son premier souci était « de fournir des prêtres au peuple confié à son soin pastoral ». Or, en 2005, les prévisions étaient pessimistes : on estimait qu’à la fin de 2008, le nombre de prêtres actifs dans l’archidiocèse serait de 230 (83 de moins qu’en 2005). Le nombre a certes diminué, mais pas dans les proportions prévues puisque l’archidiocèse dispose, à cette date, de 286 prêtres en activité.

À ces 286 prêtres, il faut ajouter, 9 nouveaux prêtres, puisque 9 séminaristes ont été ordonnés le 24 mai 2008 pour l’archidiocèse de St. Louis, le plus grand nombre d’ordinations depuis 25 ans à St. Louis, et l’un des plus haut aux États-Unis, juste derrière l’archidiocèse de Chicago qui devrait en ordonner 11 cette année. Les archidiocèses de St. Louis et de Chicago pèseront donc pour 5 % dans le nombre des ordinations pour cette année aux États-Unis (401 ordinands).

Il n’est pas douteux que la personnalité de Mgr Burke agit profondément comme catalyseur et aimant pour les vocations sacerdotales. Les chiffres ne trompent pas : le séminaire Kenrick-Glennon – qui se compose du Cardinal Glennon College et du Kenrick Theological Seminary – de l’archidiocèse compte 112 étudiants : c’est le plus haut niveau depuis vingt ans et le double par rapport à 2007 ! Monseigneur Ted Wojcicki, président de Kerrick-Glennon, est convaincu que le nombre dépassera les 120 l’an prochain : les travaux d’agrandissement ont déjà commencé.

Le père Michael Butler, directeur des vocations pour l’archidiocèse, même s’il n’aime guère aborder ces questions en termes quantitatifs, admet que l’archidiocèse aurait besoin, pour combler le déficit ouvert par le décès ou le départ à la retraite de prêtres, de 10 ou 12 nouveaux prêtres par an, et pour ce faire il faudrait entre 20 et 24 nouvelles vocations chaque année, c’est-à-dire le double d’aujourd’hui. Le service des vocations estime qu’en 2009 le nombre des ordinations devrait tourner autour de 5 mais que les entrées au séminaire seront plus nombreuses, autrement dit on espère à St. Louis que des classes ordinaires de 5 ordinands appartiendront bientôt à un passé révolu.

Les séminaristes de St. Louis apprécient le “conservatisme” de Mgr Burke, et sont révélateurs d’une tendance générale aux États-Unis : les jeunes qui sentent en eux une vocation – sacerdotale ou religieuse – sont beaucoup plus “conservateurs” que les jeunes de leur classe d’âge. Les jeunes vocations de St. Louis apprécient l’atmosphère traditionnelle que Mgr Burke a su créer au séminaire comme dans son archidiocèse. La Messe du vendredi est célébrée selon la forme extraordinaire à Kenrick-Glennon depuis la rentrée 2007, les séminaristes sont en tenue de chœur pour les Matines et les Vêpres (en soutane et surplis), etc. Toutes ces choses, estime Mgr Burke, « encouragent une identité forte parmi les séminaristes, notamment en ce qui concerne la célébration de la sainte liturgie ».


(Mgr Raymond Burke revêtu de la Cappa Magna)


Pendant son ministère comme archevêque de St. Louis, Mgr Burke s'est également démarqué par son combat en faveur de la vie, lui valant une certaine persécution de la part de la presse libérale et anti-catholique.

Il se démarqua aussi par son souci d'observer la doctrine et la discipline de l'Église allant jusqu'à frapper de la sanction d'excommunication trois femmes sur le territoire de son archidiocèse : une allemande, Patricia Fresen, qui se dit « évêque », et deux américaines soit-disant « ordonnées » par la première, Rose Marie Dunn Hudson (67 ans) et Elsie Hainz McGrath (69 ans). Ces trois femmes appartiennent à la Roman Catholic Womenpriests.

Il y a fort à parier que Mgr Raymond Burke sera créé cardinal lors du prochain consistoire du pape Benoît XVI. À suivre...


Sources : http://americatho.over-blog.com/article-11942136.html 

http://americatho.over-blog.com/article-12542365.html  

 http://americatho.over-blog.com/article-19737979.html 

http://americatho.over-blog.com/article-17731183.html


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ChristianK 08/12/2010 22:40


Voici un texte pour réflexion:



Vocations au plus bas

Dans l’Église de France, c’est la consternation : les chiffres des ordinations diocésaines ou assimilées pour l’année 2010 sont désormais connus : 83 ordinations diocésaines, auxquelles on peut
ajouter 3 ordinations pour la très traditionnelle Communauté Saint-Martin, dont les prêtres exercent généralement des ministères diocésains et même, pour ne pas sembler faire indûment pencher la
balance vers la forme extraordinaire, 2 ordinations pour la Communauté Saint-Thomas-Becket (que l’on pourrait tout aussi bien classer dans la galaxie traditionnelle, dans la mesure où elle est de
plus en plus bi-formaliste).

Ce chiffre, même ainsi augmenté à 88, est le chiffre le plus bas d’ordinations en France depuis la Révolution. Rappelons qu’il y avait dix fois plus d’ordinations diocésaines avant le Concile, et
que depuis Vatican II, la chute est continue, parallèle à la chute continue de la pratique religieuse, à celle des enfants catéchisés et à celle… du denier du culte.

Dans les évêchés de France, où l’optimisme postconciliaire de commande s’était estompé dans les années 80, puis avait disparu dans les années 90, c’est désormais la consternation avouée. Elle est
partagée par tous les prêtres et par tous les catholiques. Même par ceux qui annoncent cette inévitable catastrophe depuis 40 ans.

Les ordinations sacerdotales sont la vie de l’Église, le cœur qui bat et impulse le sang. Le bilan catastrophique est d’autant plus sensible que chez les catholiques traditionnels pratiquant la
forme extraordinaire, toujours tenus aux marges de l’Église officielle, la bonne santé des ordinations (comme de la pratique dominicale, des catéchismes) se maintient : pour les communautés
traditionnelles dont les membres exercent des ministères assimilables à des ministères diocésains, on compte, en 2010, 16 ordinations de prêtres français (dont 8 pour la Fraternité Saint-Pie-X).
C’est une bonne santé relative : le monde traditionnel a un « taux de fécondité » qui n’est certes pas exceptionnel, mais qui est resté comparable à celui de l’ensemble du catholicisme français
avant que n’advienne le Concile.

Il nous a paru utile de donner des tableaux ….Ils confirment au total qu’il y a environ 700 séminaristes diocésains « ordinaires » pour les diocèses de France et 140 séminaristes « extraordinaires
».


Tableau indicatif sur les séminaristes français – Classement par séminaires


Séminaire de Fréjus-Toulon
Diocèse : Toulon
62 séminaristes diocésains français.

Séminaire de Paris
Diocèse : Paris
Nombre de séminaristes (voir plus bas pour ceux en Belgique de la maison Notre Dame de la Strada) : 57 séminaristes diocésains français

Séminaire de Lyon
Diocèses : Lyon, Saint-Étienne, Annecy, Chambéry, Autun, Valence, Viviers, Grenoble, Clermont-Ferrand, Belfort, Besançon, Saint-Claude, Dijon, Le Puy
54 séminaristes diocésains français ;


Annexe I - Séminaristes « extraordinaires » français assimilables à des séminaristes pour diocèses :
136 séminaristes français (dont 49 pour la FSSPX)

Annexe II – Étudiants en année préparatoire

Le décompte exact est ici pratiquement impossible. En outre, le nombre des étudiants s’amenuise considérablement au cours de cette année de discernement, ce qui est normal. Compte tenu des chiffres
rassemblés, il est raisonnable d’évaluer le nombre des jeunes gens représentant des vocations « ordinaires » qui se sont déclarées à la rentrée de 2009, et qui sont rentrés dans des propédeutiques
ou année équivalente, à 140 étudiants (entre 130 et 150), pour aboutir l’an prochain à l’entrée en 1ère année de 1er cycle d’une grosse centaine de séminaristes. Les étudiants en année de
spiritualité des séminaires traditionnels étaient pour leur part 40 en début d’année.

Annexe III – Rapport entre vocations françaises « ordinaires » et « extraordinaires »

A/ Ordinations : 84,6% d’« ordinaires » pour 15,4% d’« extraordinaires » : 83 ordinations « ordinaires » pour les diocèses français en 2009 (88 avec 3 ordinations pour la Communauté Saint-Martin et
2 pour la Communauté Saint-Thomas-Becket) ; 16 prêtres français ont été ordonnés pour la forme extraordinaire du rit romain (dont 8 pour la FSSPX).

B/ Séminaristes : 83,7% d’« ordinaires » pour 16,2% d’ « extraordinaires » : à la rentrée 2009/2010 : 680 « ordinaires », 723 avec la Communauté Saint-Martin ; 140 « extraordinaires »

C/ Étudiants en année préparatoire : environ 77% d’« ordinaires » pour 23% d’ « extraordinaires » : à la rentrée 2009/2010 (approximativement : 140 en propédeutique ; 40 en spiritualité).

LES RÉFLEXIONS DE PAIX LITURGIQUE : EFFONDREMENT ET VAGUE IRRÉPRESSIBLE DE "RETOUR"

1°/ …les renseignements partiels que l’on peut recueillir concernant la rentrée 2010-2011 semblent indiquer que la baisse du nombre des séminaristes et donc des ordinations va se poursuivre
encore.

2°/. Les responsables de l’Église de France sont cependant totalement désemparés

3°/ D’autant que l’exception française, par rapport à d’autres pays sinistrés comme la Belgique, la Suisse, l’Allemagne, est particulièrement accusatrice : elle tient à la proportion importante de
prêtres « extraordinaires ». Il est vrai que s’ils constituent une réserve potentielle, ils ne sauraient boucher les trous béants, mais ils pourraient cependant rendre tout de même d’appréciables
services.

4°/ Pour l’instant, il ne s’agit pratiquement que de prêtres de communautés Ecclesia Dei. Mais tout indique que l’application du Motu Proprio dans les séminaires et comme horizon pastoral donné aux
séminaristes diocésains pourrait revivifier un certain nombre de ces séminaires. Il faut souligner à cet égard, l’exemple du diocèse de Fréjus-Toulon, qui puise aux deux sources de vocations qui
coulent encore en France : les communautés nouvelles et les traditionalistes. Le plus exceptionnel est qu’il laisse à ces derniers un espace de liberté tout à fait notable. Un certain nombre
d’évêques accusent Mgr Rey d’inscrire dans son séminaire des jeunes gens venant d’autres diocèses, voire d’autres pays. Mais il faut savoir que les candidats au sacerdoce agissent désormais comme
beaucoup de fidèles des paroisses, dont la pratique est « élective », c'est-à-dire qui vont dans les lieux qui correspondent le mieux à leur sensibilité. Et en ce qui concerne les vocations, il ne
tient qu’aux autres évêques de France de changer l’image de leur diocèse, avec une véritable libéralité d’accueil.

5°/ Il est vrai qu’il n’y a encore de formation extraordinaire dans aucun séminaire de France. Mais à Toulon, deux jours avant leur ordination, Mgr Rey a invité ses 13 ordinands à apprendre à
célébrer la messe en forme extraordinaire et à la célébrer volontiers si les fidèles en faisaient la demande. Quelques-uns des prêtres ordonnés cette année par Monseigneur Rey ont d'ailleurs dès le
lendemain de leur ordination célébré leur première messe devant leurs familles et amis... dans le rite extraordinaire…
6°/ D’autant que les ponts entre ces séminaristes traditionnels et les séminaristes diocésains sont toujours plus importants : si l’on excepte des lieux comme le séminaire de Paris, les séminaires
français comptent une proportion de séminaristes de type Summorum Pontificum¸ c’est-à-dire qui sont expressément disposés à pratiquer les deux formes du rite, de 10 à 20% environ selon les cas.
Autrement dit, si on ajoute ces séminaristes diocésains aux séminaristes des communautés traditionnelles, un tiers au moins des séminaristes français actuels est prêt à célébrer la messe
traditionnelle, comme un tiers des fidèles est prêt à y assister, ainsi que l’affirment tous les sondages que nous avons réalisés. Or, l’ensemble de ces séminaristes représentent un catholicisme
encore « fécond » et qui ne demande qu’à l’être davantage.

7°/ Autrement dit, la « base » cléricale de France a bien plus évolué que le « sommet ». Ce décalage ne saurait indéfiniment perdurer : pour un catholicisme en phase avec le nouveau mouvement
liturgique promu par le Saint Père, il faudra nécessairement qu’émerge un épiscopat de même type.


ChristianK 06/12/2010 23:55


Voici un texte pour réflexion - on n


ChristianK 31/03/2010 00:27


un résultat de sociologie religieuse usa:

"Un autre contre-argument de Stark et Finke
, sur la piste duquel nous mettait leurs recherches dès 2000, est que là où a été promue au cours des dernières années une vie religieuse et sacerdotale plus à l'abri des contestations, plus
vivante et plus chaleureuse mais aussi plus fidèle au Magistère de l'Église, on assiste à une reprise des vocations. Sur la base de certains paramètres, Stark et Finke avaient à l'époque élaboré
deux listes, l'une des diocèses des États-Unis considérés - au moins par la presse – comme plus “orthodoxes” et l'autre des diocèses les plus touchés par les protestations et la dissidence du
Magistère. Le nombre de vocations et de séminaristes, rapporté au nombre des catholiques diocésains, était trois fois plus élevé dans les diocèses “orthodoxes” que dans ceux marqués par une
contestation forte."

PS et il ne suffit probablement pas d'être ortho, mais de défendre activement, prêcher l'ortho. La simple abstention d'hétérodoxie ne suffit pas.


ChristianK 13/01/2010 20:41


Rebelote:

On trouve:

"à la rentrée de 2009, il y eut plus de jeunes gens du diocèse de Versailles à entrer dans les séminaires pratiquant la forme extraordinaire du rite romain que dans le séminaire diocésain (qui
n’accueille pas cette sensibilité liturgique). [...] à la rentrée de 2009, une vocation sacerdotale sur quatre se destinait en France à la forme extraordinaire ; à Versailles, selon les indications
qui nous ont été données, 8 sur 14. [...]"

A suivre et confimer...


ChristianK 18/12/2009 16:55


ca continue, cette fois a la FSSP qui doit agrandir ses locaux:

"Il y a un an, nous vous confions que nous songions très sérieusement à agrandir les murs de la maison devant l’augmentation des vocations venant chaque année frapper à notre porte. Après de
nombreuses consultations, tant des autorités locales que de celles de la Fraternité, le “feu vert” vient finalement d’être donné et les travaux de construction démarreront à l’automne prochain !
Ils dureront plus d’un an et consisteront dans la prolongation d’une aile de l’actuel séminaire par l’ajout d’une trentaine de nouvelles chambres. A l’heure où tant de séminaires diocésains, et
parfois même inter-diocésains, ont fermé leurs portes, la Providence nous permet en cette année sacerdotale de montrer notre confiance dans le Seigneur qui appelle toujours des jeunes gens à le
suivre et à devenir d’autres Christ. Nous vous invitons à redoubler de prières pour que ces futures chambres soient bien vite occupées et nous vous remercions par avance pour vos dons qui nous
aideront à faire sortir de terre les murs de notre nouveau bâtiment."