Lundi 8 septembre 2008 1 08 /09 /2008 22:48

Nommé Préfet du Tribunal de la Signature Apostolique à Rome, le 27 juin 2008, Mgr Raymond Burke, né le 30 juin 1948, a marqué positivement l'archidiocèse de St. Louis (Missouri), de même que l'Église qui est aux États-Unis, en raison de son courage dans l'application du Motu Proprio Summorum Pontificum et de sa fidélité à Rome.


 (Mgr Raymond Léo Burke, ancien archevêque de St.Louis
et nouveau Préfet du Tribunal Suprême de la Signature Apostolique)



Ordonné prêtre par le Pape Paul VI en 1975, puis consacré évêque par le Pape Jean-Paul II en 1995, Mgr Raymond Burke est docteur en droit canonique de l'Université pontificale grégorienne à Rome.

Dans l’archidiocèse de St. Louis, alors qu'il en était l'archevêque, Mgr Raymond Burke a décidé que la liturgie traditionnelle serait enseignée dans le séminaire diocésain, le Kenrick-Glennon Seminary, et a confié cette tâche aux prêtres de l’Institut du Christ-Roi Souverain PrêtreI (ICRSP) qui sont en apostolat à St. Louis. Qui plus est, Mgr Burke a nommé M. l’abbé Karl W. Lenhardt, icrsp - le recteur du St. François de Sales Oratory - son délégué pour l’application du Motu Proprio dans l’archidiocèse !


Le vendredi 14 septembre 2007, jour d’entrée en application du motu proprio, l’abbé Lenhardt célébrait, dans la chapelle St. Joseph du Kenrick-Glennon Seminary, la Messe solennelle de la fête de l’Exaltation de la Sainte-Croix en présence de tous les séminaristes !


 (Messe tridentine dans la chapelle Saint-Joseph du Kenrick-Glennon Seminary, le séminaire archidiocésain de l'archidiocèse de St.Louis)


Ensuite, comme nous l’annonce la St. Louis Reviewonline, l’archevêque a reçu tous les prêtres du diocèse intéressés à célébrer selon le rite tridentin : il en est venu 30 ! S’adressant à eux, Mgr Burke leur a déclaré qu’il
« voulait offrir aux prêtres de l’archidiocèse la possibilité de se familiariser avec les intentions que le Saint-Père nous a fait connaître ».


D'ailleurs, sans attendre la date du 14 septembre, Mgr Raymond Burke, alors archevêque de St. Louis (Missouri) avait, dans son commentaire de Summorum Pontificum, pris des mesures immédiates pour faciliter l’application du Motu Proprio de Benoît XVI dans son archidiocèse.


(Mgr Raymond Burke durant une procession)


Voici quelques extraits de son remarquable commentaire : « Si d’autres demandes de célébration régulière de la forme extraordinaire du rite de la Messe se manifestent, je travaillerai avec les prêtres des paroisses à y satisfaire de manière appropriée et généreuse. Également, des cours de formation liturgique relatifs au Missel romain du Bx pape Jean XXIII seront proposés aux prêtres qui le souhaiteront. Les séminaristes du Kerrick-Glennon Seminary recevront la formation liturgique adéquate à la célébration de la Messe selon la forme extraordinaire. Leurs études de latin porteront aussi sur les textes de la forme extraordinaire ».


Les fidèles de l’archidiocèse de St. Louis, encouragés par leur archevêque, n’ont donc pas attendu le 14 septembre, pour faire la demande de nouvelles célébrations dans la forme extraordinaire – outre celles qui étaient déjà autorisées. Un très sympathique exemple vient de nous en être donné dans un article publié par le site internet de la St. Louis Review, hebdomadaire officiel de l’archidiocèse de St. Louis (
www.stlouisreview.com), par le journaliste Jean M. Schildz, sous le titre « Deux paroisses rurales s’organisent pour avoir une Messe latine cet automne ».


Ces deux paroisses, St. Joseph à Apple Creek et St. Maurus à Biehle, sont situées dans le comté de Perry, à l’est du Missouri, frontalier de l’État de l’Illinois. Ce comté de 1 254 km2 est peu peuplé : 18 132 habitants au dernier recensement. L’abbé Anthony A. Dattilo est curé de ces deux petites paroisses qui ne sont guère éloignées l’une de l’autre.


Voici le texte de l’article qui laisse bien entendre que l’initiative de cette Messe dans la forme extraordinaire, vient des paroissiens et de leur curé, sans que l’archevêque ait été préalablement consulté. Nous sommes là très exactement dans la lettre et l’esprit de Summorum Pontificum :


« La paroisse St. Joseph d’Apple Creek et sa paroisse sœur de St. Maurus à Biehle ont le projet de célébrer régulièrement, chaque semaine, une Messe tridentine dès cet automne.

Une Messe latine dominicale à 11 h 15 sera célébrée par rotation dans ces deux paroisses du comté de Perry, un mois chez l’une, un mois chez l’autre. La première Messe latine doit se dérouler le 4 novembre en l’église St. Maurus.

L’abbé Anthony A . Datillo, curé de ces deux paroisses, célèbrera la Messe. Elle a été incluse à la demande de paroissiens a-t-il déclaré cette semaine à
The Review.

Sa décision d’ajouter cette Messe a rencontré « une réponse très positive » a-t-il déclaré.

L’abbé Datillo signale le grand intérêt manifesté par ces deux paroisses à avoir une célébration de la Messe selon le Missel de 1962. Des paroissiens, a-t-il déclaré ont demandé que la Messe latine soit célébrée avant même la promulgation, le mois dernier, de la lettre apostolique du pape Benoît XVI Summorum Pontificum qui autorise un plus grand usage de la Messe tridentine.

Les prêtres qui souhaitent célébrer la Masse tridentine n’ont plus besoin d’obtenir l’autorisation de leur évêque, selon la déclaration du Pape.

L’abbé Datillo a déclaré qu’il avait, ainsi que ses paroissiens, prié à cette fin. « Je considère cela comme important. C’est une tradition liturgique de l’Église qui est belle et sacrée, et je crois que beaucoup de gens ont prié pour cela. Ce n’est pas quelque chose qui est tombé du ciel. Mais je pensais que je serais un vieillard avant que cela arrive. Le Pape l’a voulu ».

La célébration régulière de la Messe latine dans l’archidiocèse, à laquelle pouvaient assister ses paroissiens, se tenait à l’oratoire St. Francis of Sales
[ministère de l’Institut du Christ-Roi Souverain Prêtre] dans le sud de St. Louis.

Une Messe tridentine hebdomadaire dans le comté de Perry n’avait pas été célébrée depuis de nombreuses années. Les paroisses St. Joseph et St. Maurus font partie du doyenné de Ste. Genevieve de l’archidiocèse, qui comprend les territoires les plus méridionaux de l’archidiocèse.

La Messe latine dans ces deux églises sera célébrée en plus des messes dominicales ordinaires. « La Messe en anglais, ou nouvel ordo de la Messe, demeurera sans changement. Nous ajoutons une Messe, nous n’en supprimons ou n’en modifions aucune » souligne l’abbé Dattilo.

La forme ordinaire du rite romain continuera à être célébrée tous les dimanches : à 7 h 30 à Apple Creek et à 9 h 30 à Biehle.

L’abbé Dattilo déclare qu’il aime la Messe dans ses deux rites, en anglais et en latin. Il voit la valeur des deux. Les deux co-existent, dit-il. « Les gens veulent les deux ».

Ce qui l’a attiré vers le rite latin c’est « le grand respect qu’on y trouve.
Tout y est tellement dirigé vers Dieu. Pour autant que je sache, cela pourrait se faire en n’importe quelle langue ». Il apprécie aussi le silence pendant la Messe, ajoutant « qu’on y rencontre le mystère de la foi ».

Il aime la forme ordinaire de la Messe à cause des chants, de la participation de l’assemblée et parce qu’elle est dite en anglais « pour des gens qui ne comprennent pas le latin ou qui n’éprouvent aucune affinité à son endroit ».

Un Comité pour la Messe traditionnelle a été créé par l’abbé Datillo afin de l’aider à l’introduction de la Messe latine. Les membres en sont Charlie Malawey de St. Maurus et Lloyd Connour de St. Joseph.

Le prêtre, âgé de 45 ans, avoue qu’il va lui falloir « réviser sa Messe », comme il l’a confié dans un récent bulletin paroissial. L’abbé Datillo dit qu’il avait appris des
parties de la Messe voici bien longtemps, et que désormais il va devoir la réapprendre. Ordonné en 1990, c’est alors qu’il était encore séminariste qu’il assista à sa première Messe tridentine à St. Agatha dans le sud de la ville de St. Louis. La Messe était célébrée par Monseigneur Bernard E. Granich. « C’était la première fois que je voyais quelqu’un célébrer la Messe tridentine. C’était très beau » se souvient-il.

L’abbé Dattilo à le projet de se former à ce rite et il a découvert des ressources très utiles sur internet.

Des missels et des manuels pour servants de Messe ont été achetés chez
Ecclesia Dei de Chicago pour leur permettre de se former. On apprend, dans ces derniers, comment, par exemple, prononcer phonétiquement les prières en latin. À St. Maurus, c’est un paroissien qui avait servi la Messe latine dans sa jeunesse, qui va aider à cette formation. Une autre paroissienne de St. Maurus s’est portée volontaire pour être chantre. L’abbé Dattilo espère que, des deux paroisses, d’autres la rejoindront pour constituer un chœur.

Les deux églises paroissiales sont adaptées à la Messe latine, ajoute-t-il, « car ce sont des églises à l’ancienne ». Très peu de changements seront nécessaire, dit-il ».


(Mgr Raymond Burke (assis) est reconnu pour avoir contribué au développement de la liturgie traditionnelle aux États-Unis)


Durant son ministère d'archevêque à St.Louis, Mgr Raymond Burke a été un pasteur qui a suscité de nombreuses vocations sacerdotales, au point où son archidiocèse a battu des records d'ordinations. À son arrivé à son nouveau siège épiscopal en 2004, son premier souci était « de fournir des prêtres au peuple confié à son soin pastoral ». Or, en 2005, les prévisions étaient pessimistes : on estimait qu’à la fin de 2008, le nombre de prêtres actifs dans l’archidiocèse serait de 230 (83 de moins qu’en 2005). Le nombre a certes diminué, mais pas dans les proportions prévues puisque l’archidiocèse dispose, à cette date, de 286 prêtres en activité.

À ces 286 prêtres, il faut ajouter, 9 nouveaux prêtres, puisque 9 séminaristes ont été ordonnés le 24 mai 2008 pour l’archidiocèse de St. Louis, le plus grand nombre d’ordinations depuis 25 ans à St. Louis, et l’un des plus haut aux États-Unis, juste derrière l’archidiocèse de Chicago qui devrait en ordonner 11 cette année. Les archidiocèses de St. Louis et de Chicago pèseront donc pour 5 % dans le nombre des ordinations pour cette année aux États-Unis (401 ordinands).

Il n’est pas douteux que la personnalité de Mgr Burke agit profondément comme catalyseur et aimant pour les vocations sacerdotales. Les chiffres ne trompent pas : le séminaire Kenrick-Glennon – qui se compose du Cardinal Glennon College et du Kenrick Theological Seminary – de l’archidiocèse compte 112 étudiants : c’est le plus haut niveau depuis vingt ans et le double par rapport à 2007 ! Monseigneur Ted Wojcicki, président de Kerrick-Glennon, est convaincu que le nombre dépassera les 120 l’an prochain : les travaux d’agrandissement ont déjà commencé.

Le père Michael Butler, directeur des vocations pour l’archidiocèse, même s’il n’aime guère aborder ces questions en termes quantitatifs, admet que l’archidiocèse aurait besoin, pour combler le déficit ouvert par le décès ou le départ à la retraite de prêtres, de 10 ou 12 nouveaux prêtres par an, et pour ce faire il faudrait entre 20 et 24 nouvelles vocations chaque année, c’est-à-dire le double d’aujourd’hui. Le service des vocations estime qu’en 2009 le nombre des ordinations devrait tourner autour de 5 mais que les entrées au séminaire seront plus nombreuses, autrement dit on espère à St. Louis que des classes ordinaires de 5 ordinands appartiendront bientôt à un passé révolu.

Les séminaristes de St. Louis apprécient le “conservatisme” de Mgr Burke, et sont révélateurs d’une tendance générale aux États-Unis : les jeunes qui sentent en eux une vocation – sacerdotale ou religieuse – sont beaucoup plus “conservateurs” que les jeunes de leur classe d’âge. Les jeunes vocations de St. Louis apprécient l’atmosphère traditionnelle que Mgr Burke a su créer au séminaire comme dans son archidiocèse. La Messe du vendredi est célébrée selon la forme extraordinaire à Kenrick-Glennon depuis la rentrée 2007, les séminaristes sont en tenue de chœur pour les Matines et les Vêpres (en soutane et surplis), etc. Toutes ces choses, estime Mgr Burke, « encouragent une identité forte parmi les séminaristes, notamment en ce qui concerne la célébration de la sainte liturgie ».


(Mgr Raymond Burke revêtu de la Cappa Magna)


Pendant son ministère comme archevêque de St. Louis, Mgr Burke s'est également démarqué par son combat en faveur de la vie, lui valant une certaine persécution de la part de la presse libérale et anti-catholique.

Il se démarqua aussi par son souci d'observer la doctrine et la discipline de l'Église allant jusqu'à frapper de la sanction d'excommunication trois femmes sur le territoire de son archidiocèse : une allemande, Patricia Fresen, qui se dit « évêque », et deux américaines soit-disant « ordonnées » par la première, Rose Marie Dunn Hudson (67 ans) et Elsie Hainz McGrath (69 ans). Ces trois femmes appartiennent à la Roman Catholic Womenpriests.

Il y a fort à parier que Mgr Raymond Burke sera créé cardinal lors du prochain consistoire du pape Benoît XVI. À suivre...


Sources : http://americatho.over-blog.com/article-11942136.html 

http://americatho.over-blog.com/article-12542365.html  

 http://americatho.over-blog.com/article-19737979.html 

http://americatho.over-blog.com/article-17731183.html


Par Le traditionnel
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Commentaires

Sur les vocations: Je trouve sur un site groupe google qui indique une voie du processus de sélection naturelle: ------------------------------------- Réjean Laflamme Diocèses orthodoxe et diocèses hétérodoxes : la sanction par les vocations David J. Hartline, qui a été enseignant dans une école catholique, anime aujourd’hui le site internet Catholic Report (www.catholicreport.org) et il vient de faire paraître un livre très intéressant The Tide Is Turning Toward Catholicism, ce qu’on pourrait traduire par « le catholicisme est en marée montante » ou « la chance se tourne vers le catholicisme », dans lequel il dénonce les jugements téméraires de la « grosse presse » américaine (assez semblable à la nôtre) qui ne cesse de dénigrer l’Église catholique et de se réjouir de la baisse des vocations sacerdotales et religieuses. La réalité est beaucoup plus subtile et elle est très claire souligne Hartline : « Les diocèses qui sont orthodoxes et qui défendent l’enseignement de l’Église voient croître le nombre de leurs séminaristes ; ceux qui ne sont pas orthodoxes et qui ne défendent pas l’enseignement de l’Église voient leurs séminaires se vider ». Et l’auteur fournit quelques exemples qui ne manquent pas d’intérêt : « En 2005, le diocèse de Rochester [État de New York] l’un des diocèses les plus hétérodoxes et gauchistes [des États-Unis] ne comptait que 6 jeunes gens se préparant au sacerdoce dans son séminaire. A contrario, les diocèses orthodoxes d’Omaha [Nebraska] et de Lincoln [Nebraska] qui, ensemble, ne pèsent que la moitié de celui de Rochester, comptaient 64 jeunes gens se préparant au sacerdoce ». Il en va de même des convents où les Soeurs de Marie de l'Eucharistie, situées près d'Ann Harbor au Michigan, n'ont tout simplement plus assez de place au sein du couvent alors que les novices continuent d'affluer. .... Commentaire: C'est pareil en Belgique. Pourquoi le diocèse de Namur a-t-il autant de séminaristes que les sept autres diocèses ensemble? ---------------------------------- Pour des calculs d'amateur: J'ai déjà évalué approximativement le facteur vocation (proportionnel) favorisant la FSSP à 1000%-2500% (10 à 25 fois plus). On - y compris moi-même - peut être sceptique. Ici, pour Rochester et le Nebraska, on a 64/6 (donc x 11 env.) pour une population moitié moindre, ce qui fait 11 x 2 = 22. (2200%) Je considère ceci comme une confirmation raisonnablement probable des chiffres FSSP.
Commentaire n°1 posté par christianK le 10/09/2008 à 16h49
POurquoi la famille Marie jeunesse a eu 7 ordinations au congrès de Québec 2008 Voici des items que je trouve dans une thèse déposée à l"U Laval. Ils sont soit de l'Auteur soit des documents officiels de Marie Jeunesse: -Chapelet: "équipement du combat, antidote à l'agitation du monde" -jeûne encouragé -citation de Dom Bosco sur les obstacles à la vie religieuse: la manie de réforme, les murmures, la négligence de ses devoirs -accent sur la sainteté, la sanctification -celui qui néglige les petites choses tombera peu à peu -le devoir d'état -importance du port de l'habit -nom de religion (sorte de) -il faut choisir ses lectures, les activités , les amis -prédilection pour les activités missionnaires ad intra, dans les milieux MJ, avant et plutot que d'aller sur les places ------------------------ Je vois dans ces éléments la présence d'un système de défense antimondain, comme chez les tradis, comme chez d'autres communautés nouvelles pleine de vocations , comme à l'Opus Dei. On note particulièrement l'apostolat à l'interne d'abord, parmi des groupes de laics proches. Or on a souvent comparé les communautés nouvelles à des ecclesiola, de petites églises parallèles à l'intérieur de l'Eglise, comme si elles avaient leurs propres ouailles. On peut comprendre: il ne suffit pas, pour le succès, qu'une communauté soit fermée sur le monde (ou non béante) - ce qui explique un paradoxe important: bien des vieilles communautés ayant maintenu leur "cloture" n'ont pas plus de succès que les communautés béantes - , il faut aussi un vivier de laics associés convenablement fermé; voilà pourquoi, si le diocèse est ouvert, ces laics auront les apparences d'une ecclesiola. D'ailleurs il est même possible que Marie Jeunesse rejetterait la phraséologie de la fermeture, de la même facon que des diocèses ne percoivent pas leur situation de béance au monde. Mais là serait la clef. On peut comprendre de la même manière l'importance primordiale que les tradis accordent aux écoles exclusives, liées à leurs paroisses. -------------------------------- J'avais déjà noté ailleurs une parenté probable entre la FSSP et les Fr de St Jean (communauté nouvelle) qui regorgent de vocations: Une source raisonnablement sûre m'apprend que fin 2006 le noviciat des fr. de st Jean, petits-gris, était plein et devait refuser ou retarder du monde. Je donne cette info pcq leur site n'est pas aussi explicite. Voici les chiffres de leur site: " Les soeurs contemplatives : sur 268 soeurs,il y a 68 professes perpétuelles, 8 sœurs oblates, 121 professes temporaires, 71 novices et environ 25 jeunes en « école de vie » (temps de discernement avant l’entrée au noviciat). Des Soeurs apostoliques et des laïcs composent également la communauté. Les Frères sont au nombre de 531 au 31 juillet 2006. Sur ce nombre, 365 (68 %) sont profès perpétuels (dont 221 prêtres) et 40 % environ sont en cours de formation. Les Soeurs sont 464 et il y a plus de 2.500 oblats séculiers. Quelle est la moyenne d'âge des Frères? Elle est d'environ 37 ans. ...ordinations de 14 prêtres et 8 diacres de la Communauté qu'il a présidée à Ars, le samedi 1er juillet 2006. " J'ajout un petit détail intéressant. Du temps où la FSSPX n'avait rien d'illégal (70-74), MD Philippe , le fondateur des petits gris, avait poussé Mgr Lefebvre à agir, d'autant plus qu'il était prof à Fribourg pas trop loin d'Econe. C'est Aulagnier, du Bon Pasteur, qui le rapporte; si c'était inexact, d'autres témoins directs pourraient corriger sans doute. Voici le texte: "Peu s’en souviennent mais le père Marie-Dominique [Philippe¨] est à l’origine de la fondation du premier séminaire de la Fraternité Saint Pie X à Fribourg, en 1969. Mgr Tissier de Mallerais dans sa biographie de Mgr Lefebvre rapporte les faits tels qu’ils ont été relatés par un témoin oculaire l’abbé Aulagnier : « Nous voici Grand’rue, à l’étage d’une noble maison dominant la Sarine, accueillis chez le professeur Bernard Faÿ dans sa bibliothèque. Il y a là le père Marie-Dominique Philippe OP, dom Bernard Kaul, abbé d’Hauterive, et Jean-François Braillard, un jeune père de famille, chef de service au département de l’Instruction de l’Etat de Fribourg. (…) Ils m’ont pris littéralement au collet, raconte Mgr Lefebvre, et m’ont dit : ‘Il faut faire quelque chose pour ces séminaristes !’ J’ai eu beau invoquer que j’avais soixante-cinq ans, l’âge de la retraite, qu’il était hasardeux de commencer quelque chose que je ne pourrais poursuivre si je venais à disparaître d’ici quelques années… rien n’y fit. - Commencez, disaient-ils, vous aurez davantage de candidats ! Nous pourrions vous en trouver, ajoutait le père Philippe, j’en connais quelques-uns ; il est très nécessaire qu’il y ait de bons éléments tout de suite à l’université, pour soutenir les professeurs qui tiennent encore. - Bon, leur dis-je, je vais voir Mgr Charrière (l’évêque de Fribourg) ; s’il dit oui, ce sera le signe de la Providence. Je vois encore l’ardeur du père M.-D. Philippe, rapporte l’abbé Aulagnier, baisant à la fin de l’entretien l’anneau pastoral de Mgr Lefebvre avec une effusion et une intensité extraordinaires ». C’était le 4 juin 1969. (Voir Marcel Lefebvre, une vie, Clovis, pp.435-436)" http://www.dici.org/actualite_read.php?id=1325 Je cite ce texte pour mettre en rapport sociologique 2 faits: les séminaires pleins de la FSSP, petite fille de la FSSPX, et les séminaires pleins des petits-gris. Or, au tout début, il y avait entre les 2 une parenté embryonnaire, comme le montre le comportement du P. Philippe.. ------------------------------ Au delà donc de la disparité liturgique, géographique, on note que la FSSP, les petits-gris, la famille Marie Jeunesse ont des vocations abondantes. Leur point commun principal est lié sans doute à la fermeture au monde, pourvu qu'elles réussissent à s'associer des laics semblablement fermés (non béants) sur le monde. ------------------------------ P.S. Le diocèse de Namur dont il est question au précédent message, a pour évêque Mgr Léonard, très ouvert à la messe tridentine...
Commentaire n°2 posté par christianK le 18/12/2008 à 00h16
Sur la fermeture (ou ouverture limitée par la fermeture) au monde de bas en haut (laics inclus) comme condition du succès des communautés: il ne faut pas conclure simplement que plus une communauté est fermée plus elle aura de succès. Ce qui est en cause, en effet, ce n'est pas une fermeture maximale, mais bien une fermeture optimale. Prenant le béance pour point de départ, plus on fermera, plus le noviciat et les séminaires se rempliront, mais jusqu'à un certain point seulement. Et arrivera peu à peu une fermeture optimale, ou le remplisssage cessera. A ce point précis, au Québec par exemple, on arrivera au point d'adaptation (fermé-ouvert) voulu par le concile. Vu d"un autre angle: la béance au monde plait à celui ci superficiellement en éliminant des irritants mais en même temps elle dilue le message et favorise l'indifférence en ne faisant plus pression sur le monde (conversion etc.). Or, passé un certain point, l'indifférence vide les séminaires car les vocations sacerdotales exigent un niveau de motivation plus élevé que celles au laicat. Une fermeture diminuera l'indifférence et provoquera du même coup plus de vocations mais aussi plus de rejet: les religions molles meurent sans bruit et sympathiquement, les religions dures provoquent à la fois les vocations nombreuses et davantage de christianophobie.
Commentaire n°3 posté par christianK le 23/12/2008 à 21h16
Parag. reconstruits


Sur les vocations: Je trouve sur un site groupe google qui indique une voie du processus de sélection naturelle:

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Réjean Laflamme

Diocèses orthodoxe et diocèses hétérodoxes : la sanction par les vocations

David J. Hartline, qui a été enseignant dans une école catholique, anime aujourd’hui le site internet Catholic Report (www.catholicreport.org) et il vient de faire paraître un livre très intéressant The Tide Is Turning Toward Catholicism, ce qu’on pourrait traduire par « le catholicisme est en marée montante » ou « la chance se tourne vers le catholicisme », dans lequel il dénonce les jugements téméraires de la « grosse presse » américaine (assez semblable à la nôtre) qui ne cesse de dénigrer l’Église catholique et de se réjouir de la baisse des vocations sacerdotales et religieuses. La réalité est beaucoup plus subtile et elle est très claire souligne Hartline : « Les diocèses qui sont orthodoxes et qui défendent l’enseignement de l’Église voient croître le nombre de leurs séminaristes ; ceux qui ne sont pas orthodoxes et qui ne défendent pas l’enseignement de l’Église voient leurs séminaires se vider ». Et l’auteur fournit quelques exemples qui ne manquent pas d’intérêt : « En 2005, le diocèse de Rochester [État de New York] l’un des diocèses les plus hétérodoxes et gauchistes [des États-Unis] ne comptait que 6 jeunes gens se préparant au sacerdoce dans son séminaire. A contrario, les diocèses orthodoxes d’Omaha [Nebraska] et de Lincoln [Nebraska] qui, ensemble, ne pèsent que la moitié de celui de Rochester, comptaient 64 jeunes gens se préparant au sacerdoce ». Il en va de même des convents où les Soeurs de Marie de l'Eucharistie, situées près d'Ann Harbor au Michigan, n'ont tout simplement plus assez de place au sein du couvent alors que les novices continuent d'affluer. ....

Commentaire: C'est pareil en Belgique. Pourquoi le diocèse de Namur a-t-il autant de séminaristes que les sept autres diocèses ensemble?

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Pour des calculs d'amateur: J'ai déjà évalué approximativement le facteur vocation (proportionnel) favorisant la FSSP à 1000%-2500% (10 à 25 fois plus). On - y compris moi-même - peut être sceptique. Ici, pour Rochester et le Nebraska, on a 64/6 (donc x 11 env.) pour une population moitié moindre, ce qui fait 11 x 2 = 22. (2200%) Je considère ceci comme une confirmation raisonnablement probable des chiffres FSSP.
Commentaire n°4 posté par christianK le 12/03/2009 à 16h23
Parag. reconstruits


POurquoi la famille Marie jeunesse a eu 7 ordinations au congrès de Québec 2008

Voici des items que je trouve dans une thèse déposée à l"U Laval. Ils sont soit de l'Auteur soit des documents officiels de Marie Jeunesse:

-Chapelet: "équipement du combat, antidote à l'agitation du monde"
-jeûne encouragé
-citation de Dom Bosco sur les obstacles à la vie religieuse: la manie de réforme, les murmures, la négligence de ses devoirs
-accent sur la sainteté, la sanctification
-celui qui néglige les petites choses tombera peu à peu
-le devoir d'état
-importance du port de l'habit
-nom de religion (sorte de)
-il faut choisir ses lectures, les activités , les amis
-prédilection pour les activités missionnaires ad intra, dans les milieux MJ, avant et plutot que d'aller sur les places

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Je vois dans ces éléments la présence d'un système de défense antimondain, comme chez les tradis, comme chez d'autres communautés nouvelles pleine de vocations , comme à l'Opus Dei. On note particulièrement l'apostolat à l'interne d'abord, parmi des groupes de laics proches. Or on a souvent comparé les communautés nouvelles à des ecclesiola, de petites églises parallèles à l'intérieur de l'Eglise, comme si elles avaient leurs propres ouailles. On peut comprendre: il ne suffit pas, pour le succès, qu'une communauté soit fermée sur le monde (ou non béante) - ce qui explique un paradoxe important: bien des vieilles communautés ayant maintenu leur "cloture" n'ont pas plus de succès que les communautés béantes - , il faut aussi un vivier de laics associés convenablement fermé; voilà pourquoi, si le diocèse est ouvert, ces laics auront les apparences d'une ecclesiola. D'ailleurs il est même possible que Marie Jeunesse rejetterait la phraséologie de la fermeture, de la même facon que des diocèses ne percoivent pas leur situation de béance au monde. Mais là serait la clef. On peut comprendre de la même manière l'importance primordiale que les tradis accordent aux écoles exclusives, liées à leurs paroisses.

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J'avais déjà noté ailleurs une parenté probable entre la FSSP et les Fr de St Jean (communauté nouvelle) qui regorgent de vocations: Une source raisonnablement sûre m'apprend que fin 2006 le noviciat des fr. de st Jean, petits-gris, était plein et devait refuser ou retarder du monde. Je donne cette info pcq leur site n'est pas aussi explicite. Voici les chiffres de leur site:
" Les soeurs contemplatives : sur 268 soeurs,il y a 68 professes perpétuelles, 8 sœurs oblates, 121 professes temporaires, 71 novices et environ 25 jeunes en « école de vie » (temps de discernement avant l’entrée au noviciat). Des Soeurs apostoliques et des laïcs composent également la communauté. Les Frères sont au nombre de 531 au 31 juillet 2006. Sur ce nombre, 365 (68 %) sont profès perpétuels (dont 221 prêtres) et 40 % environ sont en cours de formation. Les Soeurs sont 464 et il y a plus de 2.500 oblats séculiers. Quelle est la moyenne d'âge des Frères? Elle est d'environ 37 ans. ...ordinations de 14 prêtres et 8 diacres de la Communauté qu'il a présidée à Ars, le samedi 1er juillet 2006. "

J'ajout un petit détail intéressant. Du temps où la FSSPX n'avait rien d'illégal (70-74), MD Philippe , le fondateur des petits gris, avait poussé Mgr Lefebvre à agir, d'autant plus qu'il était prof à Fribourg pas trop loin d'Econe. C'est Aulagnier, du Bon Pasteur, qui le rapporte; si c'était inexact, d'autres témoins directs pourraient corriger sans doute. Voici le texte:

"Peu s’en souviennent mais le père Marie-Dominique [Philippe¨] est à l’origine de la fondation du premier séminaire de la Fraternité Saint Pie X à Fribourg, en 1969. Mgr Tissier de Mallerais dans sa biographie de Mgr Lefebvre rapporte les faits tels qu’ils ont été relatés par un témoin oculaire l’abbé Aulagnier : « Nous voici Grand’rue, à l’étage d’une noble maison dominant la Sarine, accueillis chez le professeur Bernard Faÿ dans sa bibliothèque. Il y a là le père Marie-Dominique Philippe OP, dom Bernard Kaul, abbé d’Hauterive, et Jean-François Braillard, un jeune père de famille, chef de service au département de l’Instruction de l’Etat de Fribourg. (…) Ils m’ont pris littéralement au collet, raconte Mgr Lefebvre, et m’ont dit : ‘Il faut faire quelque chose pour ces séminaristes !’ J’ai eu beau invoquer que j’avais soixante-cinq ans, l’âge de la retraite, qu’il était hasardeux de commencer quelque chose que je ne pourrais poursuivre si je venais à disparaître d’ici quelques années… rien n’y fit. - Commencez, disaient-ils, vous aurez davantage de candidats ! Nous pourrions vous en trouver, ajoutait le père Philippe, j’en connais quelques-uns ; il est très nécessaire qu’il y ait de bons éléments tout de suite à l’université, pour soutenir les professeurs qui tiennent encore. - Bon, leur dis-je, je vais voir Mgr Charrière (l’évêque de Fribourg) ; s’il dit oui, ce sera le signe de la Providence. Je vois encore l’ardeur du père M.-D. Philippe, rapporte l’abbé Aulagnier, baisant à la fin de l’entretien l’anneau pastoral de Mgr Lefebvre avec une effusion et une intensité extraordinaires ». C’était le 4 juin 1969. (Voir Marcel Lefebvre, une vie, Clovis, pp.435-436)" http://www.dici.org/actualite_read.php?id=1325


Je cite ce texte pour mettre en rapport sociologique 2 faits: les séminaires pleins de la FSSP, petite fille de la FSSPX, et les séminaires pleins des petits-gris. Or, au tout début, il y avait entre les 2 une parenté embryonnaire, comme le montre le comportement du P. Philippe..

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Au delà donc de la disparité liturgique, géographique, on note que la FSSP, les petits-gris, la famille Marie Jeunesse ont des vocations abondantes. Leur point commun principal est lié sans doute à la fermeture au monde, pourvu qu'elles réussissent à s'associer des laics semblablement fermés (non béants) sur le
monde.
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P.S. Le diocèse de Namur dont il est question au précédent message, a pour évêque Mgr Léonard, très ouvert à la messe tridentine...
Commentaire n°5 posté par christianK le 12/03/2009 à 16h26
Sur les vocations (site unavoce france):

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"Un contexte d’effondrement du sacerdoce en France


Car il faut considérer très objectivement, dans notre pays, une situation toujours plus angoissante, d’une telle gravité qu’elle met en péril une part de l’existence des structures ecclésiastiques, concrètement de l’existence d’un certain nombre de diocèses. Après les années noires qui ont suivi le Concile (on était passé de 825 ordinations diocésaines en France en 1956, à 99 en 1977), est intervenue la stabilisation des années Jean-Paul II : les ordinations annuelles de prêtres diocésains se sont maintenues au niveau d’une grosse centaine (128 ordinations en 1996; 142 en 2000; 105 en 2003).

Mais à partir de 2004, la courbe a recommencé à s’affaisser (90 ordinations diocésaines pour la France) :
- 98 en 2005 ;
- 94 en 2006 ;
- 101 en 2007 ;
- 98 en 2008.
Or, il ne reste plus que 15.000 prêtres environ, dont la moyenne d’âge tourne autour de 75 ans dans bien des diocèses, le déficit global entre ordinations et décès (ou départs) étant chaque année d’environ 800 prêtres.


Qu’en est-il de la fécondité de la forme extraordinaire ?


Pour l’année 2009, selon les chiffres actuellement connus, il y aura 90 ordinations sacerdotales dans les diocèses de France (dont 20 à Toulon). Dans ce chiffre sont comprises les ordinations des prêtres de la Communauté de l’Emmanuel. Il faudrait cependant en retrancher la dizaine de prêtres ordonnés pour des diocèses étrangers, d’Asie et d’Amérique du Sud, par exemple. Mais inversement, il faudrait rajouter les prêtres qui, bien qu’issus d’instituts religieux, seront de facto employés comme prêtres diocésains (5 ordinations pour la Communauté Saint-Martin ; quelques uns des 13 prêtres ordonnés pour la Communauté de Saint-Jean), soit au total une dizaine de prêtres de ce type envoyés dans les diocèses. On peut donc retenir ce chiffre de 90 ordinations « diocésaines ».

Mais qu’en est-il des ordinations de prêtres pour la forme extraordinaire du rite romain assimilables à des prêtres séculiers ? Elles se sont maintenues d’année en année autour de 10 prêtres français. Mais elles ont tendance à croître : en 2009, 15 prêtres français seront ordonnés pour la forme extraordinaire du rite romain (1 de l’ICRSP ; 4 de la FSSP ; 6 de la FSSPX ; 2 de l’IBP ; 2 dans le diocèse de Toulon) – étant exclues de ce chiffre les ordinations des communautés proprement religieuses (bénédictins de diverses obédiences, capucins, Institut St-Vincent-Ferrier, dominicains). Autrement dit, les ordinations pour la forme extraordinaire représentent cette année plus de 14% des ordinations de prêtres séculiers en France (avec pratiquement 20% des séminaristes).

Bien entendu, il faut surtout considérer le chiffre global, très angoissant : 105 nouveaux prêtres seulement seront donnés à l’Église de France cette année. Mais on doit se réjouir – modestement – de la croissance des prêtres pour la « forme extraordinaire » qui semble devoir se poursuivre. Cette croissance, comme celle des ordinations dans la Communauté Saint-Martin, et comme la stabilité de celles de la Communauté Saint-Jean, devrait entrer dans la réflexion et inspirer la politique pastorale de tous les évêques de France. C’est d’ailleurs le cas pour quelques uns.

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N.B. 15% des ordinations selon la forme extra, et 20 ordinations pour le seul diocèse de Toulon... Un peu comme au Nebraska). L'avenir se profile.

La sélection naturelle...
Commentaire n°6 posté par christianK le 25/06/2009 à 18h07
certains commencent à se réveiller (vocations, supériorité caté tridentine) et prennent conscience que le triomphalisme conciliaire (souvent si fanatique et pire que l'ancien) pend une flopée de plomb dans l'aile.

UN article du P. Michel Guitton.

Extrait:
"Pendant ce temps, il faut bien se rendre à l’évidence que l’aile « traditionaliste », dans sa forme « ralliée », comme dans sa forme dure, continue de marquer des points. Que ce soit au plan des vocations religieuses et sacerdotales, au plan de l’éducation et de la vitalité des communautés, on ne peut plus soutenir qu’il s’agit là de quelques attardés en voie de disparition. Certes, il ne faut pas s’illusionner, là non plus tout n’est pas rose, la solidité affichée cache bien des faiblesses, mais on ne saurait quand même nier que la transmission de la foi aux jeunes générations y a souvent mieux réussi qu’ailleurs, malgré les trésors de pédagogie déployés dans les parcours de la catéchèse officielle.

Nous voilà donc ramenés à l’humilité et c’est mieux ainsi. Cela nous permet peut-être d’entendre ce qu’ont à nous dire les disciples de Marcel Lefebvre, malgré le côté désagréable et souvent exagéré de leurs critiques. Au fond, ils nous alertent sur les faiblesses possibles de ce que nous croyions définitivement admis et que nous tenons toujours pour des progrès indiscutables : la valeur de la réforme liturgique, le dialogue interreligieux, la collégialité épiscopale, une vision dynamique de la tradition de l’Eglise. Il ne s’agit pas de brader tout cela dans un nouvel opportunisme aussi idiot que le précédent, mais la moindre chose est d’accueillir les questions, de reconnaître que tout n’a pas fonctionné parfaitement jusqu’ici chez nous et qu’il y a peut-être lieu de revoir sur certains points notre copie, surtout d’approfondir ce que nous avions trop vite conclu. Nos amis peuvent nous y aider, comme nous pouvons les aider à sortir de certains blocages, qui ne peuvent mener qu’à des impasses."
Commentaire n°7 posté par ChristianK le 29/09/2009 à 17h15
Encore une fois, le même phénomène (racine: apparaitre, i.e. fait observable): L'institut du Bon Pasteur, fondé par des ptres s'étant détachés de la FSSPX, ayant mis sur pied un séminaire il y a 3 ans, n'a plus assez de place:

"Avec vingt-sept séminaristes, trois frères et cinq professeurs, la maison commence à craquer et cela nous pose des difficultés d'intendance de toutes sortes"

http://www.seminairesaintvincent.fr/index.php?area=accueil&acc=25&lang=fr
Commentaire n°8 posté par ChristianK le 31/10/2009 à 19h30
La France en avance:



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"Concrètement, depuis le Motu Proprio, la France est passée de 121 lieux de messes dominicales selon la forme extraordinaire à 190 (pas toujours hebdomadaires). Seuls 6 diocèses n'ont encore aucune messe autorisée. 350 groupes de demandeurs attendent une réponse de leur curé. Le constat unanime des participants est que, malgré les difficultés, le Motu Proprio permet de faire tomber le "mur liturgique" entre les catholiques et, désormais, ceux que l'on appelle les traditionalistes ne sont plus retranchés dans leur chapelle, mais peuvent collaborer, avec et grâce à leurs richesses, avec les autorités de l'Eglise, à la nouvelle évangélisation."

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Un séminaire diocésain pour les 2 formes du rite à Lyon
"Lors du colloque de REUNICATHO, l'abbé Spriet, du diocèse de Versailles, membre de l’association Totus tuus, a annoncé l'ouverture à Lyon l'an prochain d'un séminaire bi-formaliste, en ce sens qu’y sera aussi pratiquée et enseignée la célébration de la forme extraordinaire du rite romain. Ce séminaire sera sous la houlette de Mgr Batut, évêque auxiliaire de Lyon.


A la suite du diocèse de Toulon - qui depuis qu'il a décidé de former également des séminaristes selon la forme extraordinaire, attire de plus en plus de jeunes vocations - un nouveau séminaire diocésain français tiendra donc compte des réalités de l'Eglise de notre temps en offrant la possibilité aux séminaristes de se former avec les richesses de cette forme liturgique.

Le projet de Mgr. Barbarin va même encore plus loin que l'exemple de Toulon puisque non seulement des séminaristes pourront être formés selon la forme extraordinaire du rite romain, mais en plus, la messe traditionnelle sera célébrée chaque jour dans le cadre du séminaire et donc accessible à tous les séminaristes (y compris ceux de la forme ordinaire). "
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Seulement 6 diocèses francais sur une centaine n'ont pas la messe tridentine. On voit très bien le retard du Québec et ce n'est pas nouveau: en 54 ils avaient leurs premiers dominicains ptres ouvriers défroqués (physiquement, l'habit) et le Québec avait le chanoine Groulx. 20-30 ans de décalage. Mais dans ce cas ci ce sera plus court car la génération lyrique sera neutralisée par la providence beaucoup plus massivement et rapidement, comme on lit a la dernière page du livre de Ricard (la génération lyrique) sur la mort lyrique. Le futur est en France, on le voit déjà.

Pour le séminaire de Toulon, qui a la palme des vocations en France (80), très ouvert aux communautés nouvelles et au rite tridentin et a ses communautés, on voit qu'il commence à faire exemple. "Son Directeur des études, le père Laurent Sentis revendique deux références essentielles : le Catéchisme de l'Eglise catholique et saint Thomas d'Aquin." On voit le profil (la ligne des séminaires tradis, en gros), et ca se remplit.

Lyon, pas fou, semble tenter le test. Une décision d'une extrême importance empirique car elle permettra de vérifier si la ligne de Toulon est transposable. Si oui, d'autres suivront plutot que de poursuivre vers la mort...
Commentaire n°9 posté par ChristianK le 22/11/2009 à 21h40
Encore des stats qui annoncent la sélection naturelle:

"Extraits d'un article de Paolo Rodari, paru dans le quotidien italien Il Foglio, le vendredi 13 novembre 2009 et intitulé "L'Église de France perd de son influence au Vatican et des séminaristes dans ses diocèses" :

"Les statistiques 2008 sont éloquentes (celles de 2009 sont attendus dans les prochaines semaines) : les prêtres diocésains ne sont plus que 15 000 et leur âge moyen dépasse 75 ans. Contre une centaine de prêtres qui sont ordonnés chaque année, 900 meurent ou quittent les ordres. Dans certains diocèses, les paroisses sont regroupées en "ensembles pastoraux", où il arrive qu'un seul prêtre desserve dix, vingt, voire quarante églises. Il y a des diocèses qui d'ici dix ans, n'auront pas plus de dix prêtres en activité.

Le chiffre le plus inquiétant est celui des séminaristes: de 4 536 en 1966, ils ne sont guère plus de 500 aujourd'hui. Des diocèse comme Pamiers, Belfort, Agen, Perpignan n'ont plus de vocations. Les ordinations sont très peu nombreuses : depuis Vatican II, le nombre a chuté de façon alarmante : 825 prêtres ordonnés en 1956, environ 90 en 2008. Même Paris est à l'unisson des autres diocèses. Dans les années 80-90, Paris était considéré comme une exception dans le paysage français : une Église prospère, un séminaire florissant, des finances en excédent. C'étaient les dernières heures de la grandeur, celles de l'axe-Wojtyla Lustiger qui voyait fleurir les vocations. Le clergé parisien était nombreux et jeune. Aujourd'hui - selon les données 2008 -, Paris compte environ 50 séminaristes pour une dizaine d'ordinations chaque année (sept sont prévues en 2010).

Du point de vue des fidèles, la situation n'est guère meilleure. Le déclin de la pratique religieuse, considérable dans les années 70, se poursuit inexorablement. Les pratiquants sont une infime minorité (4% si "pratiquer" c'est aller à l'église une fois par mois) d'âge relativement mûr. Résistent - et c'est là un fait qui donne matière à réflexion - les mouvements comme l'Emmanuel, les Frères de Saint-Jean ou la Communauté Saint-Martin et, surtout, les groupes traditionalistes. Aujourd'hui, environ un tiers du total des séminaristes français est d'ores et déjà issu de ces communautés. Avec 388 lieux de culte dominical, soit plus de quatre par diocèse, la sensibilité tridentine fait sentir son poids. Elle a profité, paradoxalement, d'une certaine interprétation «laxiste» du Concile. Face à une Église trop ouverte aux sirènes du monde, s'en est créé de fait une autre qui n'a jamais voulu accepter cette sécularisation. Et aujourd'hui, c'est précisément cette dernière Église - celle que l'on appelle traditionaliste - qui représente une espérance. Et il ne s'agit pas de l'Église lefebvriste car elle n'a rien à voir avec le schisme d'Écône. Née dans l'Église catholique, elle tient à demeurer dans l'Église catholique nonobstant sa sensibilité propre. En 2008, les séminaristes de ces communautés étaient 160, soit plus ou moins un tiers du nombre total de séminaristes diocésains. Et les effectifs sont en augmentation.


Ce sont des données qui font réfléchir, et peuvent parfois même inquiéter. De fait, les sentiments sont partagés au sein des évêques français réunis à Lourdes pour leur assemblée générale. Eux, les évêques français, ont été (pour la plupart) parmi les opposants les plus résolus du Motu Proprio "Summorum Pontificum". Elles, les communautés traditionalistes, l'ont accueilli avec joie, parce qu'il les a renforcées dans ce qu'elles sont : une partie de l'Église catholique. Et, tôt ou tard, chiffres à l'appui, l'épiscopat devra leur en donner acte."
Commentaire n°10 posté par ChristianK le 27/11/2009 à 02h33
ca continue, cette fois a la FSSP qui doit agrandir ses locaux:

"Il y a un an, nous vous confions que nous songions très sérieusement à agrandir les murs de la maison devant l’augmentation des vocations venant chaque année frapper à notre porte. Après de nombreuses consultations, tant des autorités locales que de celles de la Fraternité, le “feu vert” vient finalement d’être donné et les travaux de construction démarreront à l’automne prochain ! Ils dureront plus d’un an et consisteront dans la prolongation d’une aile de l’actuel séminaire par l’ajout d’une trentaine de nouvelles chambres. A l’heure où tant de séminaires diocésains, et parfois même inter-diocésains, ont fermé leurs portes, la Providence nous permet en cette année sacerdotale de montrer notre confiance dans le Seigneur qui appelle toujours des jeunes gens à le suivre et à devenir d’autres Christ. Nous vous invitons à redoubler de prières pour que ces futures chambres soient bien vite occupées et nous vous remercions par avance pour vos dons qui nous aideront à faire sortir de terre les murs de notre nouveau bâtiment."
Commentaire n°11 posté par ChristianK le 18/12/2009 à 16h55

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