Mgr Malcom RanJith stigmatise le refus d'obéissance au Motu proprio

Publié le par Le traditionnel

Publié dans « Objections » -  février 2008

Mgr Albert Malcom RanJith, secrétaire de la Congrégation pour le Culte divin et la discipline des sacrements stigmatise le refus d'obéissance au Motu proprio Summorum Pontificum et dénonce l'attitude de certains évêques qui se croient au dessus du Successeur de Pierre et refusent ou dévoient le contenu et l'intention du Motu proprio au sujet du Missel du bienheureux Jean XXIII.

(Mgr Albert Malcolm Ranjith Patabendige Don,
secrétaire de la Congrégation pour le culte divin
et la discipline des sacrement)


L'attitude d' « autonomie » montrée « parmi quelques écclésiastiques » mais également « dans les plus hauts rangs de l'Eglise » ne correspond certainement pas « à la noble mission que le Christ a confié à son Vicaire, le Pape », affirme l'archevêque dans un entretien à Fides, l'agence de presse de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples.

« Nous redoutions cette attitude de certains qui, de toute évidence, sont très engagés dans le progressisme : ce n'est pas qu'ils soient radicalement opposés à cette décision du Pape pour elle même, mais bien parce qu'elle induit l'incitation à réformer une pastorale qui fleure bon l'apostasie tranquille. Il est évident que ce document est un acte de charité envers ceux qui ont une sensibilité conservatrice appuyée, introduit un inévitable examen de conscience au coeur même de l'Église. La liturgie est intimement liée à la pastorale. »

Mgr Albert Malcom Ranijth, critique la désobéissance de certains évêques envers le Pape Benoît XVI qui a publié le Motu proprio libéralisant la Messe préconciliaire (la soi-disant Messe en latin) et réaffirme son « non » aux « danses », « instruments musicaux », « chants », et même à « certaines homélies de caractère politico-social [...] ».

« Nous avons récemment appris que des instructions liturgiques, sous prétexte d'adaptation aux enfants, se situent radicalement à l'opposé des directives de Rome et de ses interdits. Ces dispositions ne sont pas toujours le fait d'évêques qui sont confrontés à une désobéissance radicale de certains prêtres. Ces prêtres sont très infortunés dans leur formation initiale, soit qu'ils ont été influencés par des détournements idéologiques dans lesquels ils ont noyé leur conscience au point d'avoir perdu le sens même de leur sacerdoce [...]

D'autres prêtres enfin, par faiblesse de caractère ou par confort, se laissent commander par des laïcs incompétents, à la prétention enfantine ; parmi ceux-ci, les plus décidés et les plus dangereux veulent demeurer à un poste de responsabilité sans lequel ils n'auraient pas le sentiment d'exister. Ils font porter à l'Église une charge terrible et se mettent eux-mêmes dans la perspective de perdre leur salut. Nous avons vu certains de ces laïcs engagés dans l'Église préférer détruire une activité pastorale qui produisait d'excellents fruits plutôt que de ne plus pouvoir la contrôler. Ces faits se sont produits dans mon diocèse ».

Source :
http://www.unavoce.fr/content/view/845/183/

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