Les séminaristes de Philadelphie apprennent à célébrer la Messe tridentine

Publié le par Le traditionnel

    Les séminaristes de Philadelphie apprennent à la célébrer, et ce grâce à la clairvoyance de leur archevêque : le Cardinal Rigali.

En effet, voici ce qui est rapportée en date du 22 mars 2008 sur Americatho :


"Dans un entretien qu’il a accordé à l’agence Zenit de Rome et qui a été publié sous la forme d’une dépêche daté du 14 mars, disponible uniquement dans le service en anglais de cette agence (www.zenit.org/article-22056?l=english), le cardinal Justin Rigali, archevêque de Philadelphie (Pennsylvanie), a fait part de sa décision d’intégrer l’étude de la liturgie traditionnelle dans le cursus des séminaristes du "St. Charles Borromeo Seminary" de Philadelphie.

(Son Éminence, Monsieur le Cardinal Justin Rigali, archevêque de Philadelphie)


Voici ses propos :


« D’abord, on donnera une conférence sur le “motu proprio” [Summorum Pontificum] qui clarifiera la théologie sous-jacente du Missel de 1962, de telle sorte que les séminaristes acquièrent une claire compréhension du “motu proprio” et du souci pastoral du Saint Père pour les fidèles qui ont un grand amour de la liturgie tridentine.
« Du fait que la plupart des séminaristes du séminaire Saint-Charles Borromée ont grandi en assistant à la Messe selon le Novus Ordo – Missel de Paul VI – il est important de leur offrir un exposé sur la Messe selon le Missel de 1962 – Missel du bienheureux Jean XXIII.


« Ensuite, les cours de théologie, de liturgie et d’histoire de l’Église donnés au séminaire, incluront et exposeront l’initiative du Saint Père. Ce sera utile pour les séminaristes de constater la continuité entre les deux expressions, mais cela fournira aussi l’occasion de traiter des changements survenus dans la liturgie après le Concile de Vatican II.

« Au cours du trimestre du printemps, après la conférence, la Sainte Messe sera célébrée une fois dans la forme extraordinaire pour toute la communauté du séminaire Saint-Charles Borromée. Ce qui montrera aux séminaristes la manière liturgiquement correcte dans laquelle doit être célébrée la forme extraordinaire de la Messe ».


Ce séminaire diocésain fut créé en 1838. Il compte aujourd’hui quinze séminaristes (les séminaristes diocésains sont au nombre de 3 383 pour les 178 archidiocèses et diocèses que comptent les États-Unis). Le séminaire de Philadelphie passe pour être un des plus “classiques” d’Amérique (tous les séminaristes sont en “clergyman” et portent le col romain…)."


Source : http://americatho.over-blog.com/article-17984169.html 


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christianK 31/07/2008 21:10

Le réflexe de rationalisation qu'on voit de plus en plus devant l'échec (il faut mourir, nous allons disparaitre mais "ce n'est pas une catastrophe" (Rouet), les laics, dont surtout les femmes, vont nous sauver, il y aura une autre forme etc.), évidemment pcq il serait par trop pénible d'admettre cet échec, n'a rien de nouveau. Il était là en 1968, résultat fou braque du 68ardisme clérico-théologique (ce que Régis Debray, dans un autre contexte, appelait la "langue de vent"):

Louis Bouyer (oratorien), La décomposition du catholicisme, 1968, p. 9:

"La nouvelle presse catholique n'a pas été longue a secréter un "néo-triomphalisme" qui ne vaut guère mieux, et qui peut être pire. Un hebdomadaire francais, qui se dit "catholique", en venait récemment à nous apprendre que le renouveau postconciliaire n'a pas encore vraiment pénétré l'Eglise d'Espagne, d'après ce critère: le nombre des vocations sacerdotales et religieuses n'y a pas beaucoup diminué! Quand on en est arrivé à ce point de vue de Knock, où les signes de santé persistents sont interprétés comme des symptômes d'une gravité particulière, il faut que le mal soit bien avancé..."

Alors finalement, peut-être que des séminaires pleins c'est mauvais ou pas important, surtout s'ils sont tradis ("Il faut les admettre mais il ne faut pas les suivre" - Provencher 2003). Il faut plutôt suivre les séminaires vides et la CRC avec ses communautés de 75 ans...

Un vrai argument domdom (dominicain) nouvelle vague...

christianK 30/07/2008 21:30

Evidemment, avec leur pragmatisme, les évèques US ne sont ni aveugles ni sourds. Ils ont recu 5 sur 5 ce qui s'est passé à Lincoln, Nebraska, avec ses 2 séminaires qui se remplissent, l"un tridentin, l'autre novus ordo recentré.
Aux USA, on pense qu'il faut d'abord exister (ne pas crever), et puis discuter ensuite. On est sceptique devant les arguments style Provencher, Rouet, qui laissent entendre que c'est bon de disparaitre (- encore que dans leur cas.... pet-ètre....)